KiKa

"Talking, laughing, loving, breathing, fighting, fucking, crying, drinking, writing, winning, losing, cheating, kissing, thinking, dreaming. It's the way that we live and love" (The L Word ost)

Alors alors. Ayant fait mes adieux au poste télé depuis environ septembre dernier, je me suis rapprochée de mon ordinateur. Entendre par là, visionnage de films et de séries à tire l'arigot.
Pour un résultat sympathique: Les Frères Scott? Saison 3 finie. Desperate Housewifes? Saison 2 finie. Nip/Tuck? Saison 3 finie. Les Experts? Saison 6 finie (sourire de satisfaction). Bien. Mais après tout ça, ayant pris de l'avance, je fais quoi? Je filme mon chat et me repasse ses exploits en boucle? Que nenni les amis! Je cherche une nouvelle série à me mettre sous la dent.
The L Word, c'est le tip top à voir au moins une fois pour s'en faire une idée: j'ai regardé, j'ai hésité, j'ai continué... et maintenant, c'est un épisode par jour. Mais de quoi parle cette série? Bon alors déjà, je préviens, il ne faut pas s'offusquer ou prendre ses grands airs, parce que c'est une réalisation qui dépasse tout ce qu'on avait vu avant. Après les peines de coeurs d'ados mal embouchés, les revers de la vie américaine, les frasques diverses de nos compères MacNamara/Troy et les délicieuses dissections de Grissom et Cie, voici venue l'ère lesbienne!
The L Word, c'est l'histoire d'un groupe d'amies qui préfère de loin se taper la discussion et plus si affinités avec un "pussy", "con" ou encore une "dixie", plutôt que de se retrouver devant un homme, un vrai. Ce qui pourrait passer pour de la provoc' gratuite devient au fur et à mesure une incursion dans un monde méconnu: drôle, attachant, débridé, sensuel et émouvant, il nous peint un portrait lesbien de Los Angeles qui revêt tous les caractères possibles et imaginables. Et j'adore.
Evidemment, si l'aspect étalage de fesses vous répugne, c'est pas la peine. S'il n'y a que les étreintes enflammées qui vous attirent, laissez tomber aussi. Parce que j'avoue, on n'échappe rarement à un épisode où il n'y a pas LA minute sexe. Ok. Mais à force de regarder, eh bien un tout se forme, et on ne pointe plus du doigt en mode sainte-nitouche les deux nanas qui se font un câlin. Parce que c'est comme ça. Et parce qu'au fond, ce n'est pas le plus important de l'histoire.
Alors si vous êtes tenté(e)s par ce nouveau genre, voilà un petit topo des amies que vous allez rencontrer:

Bette: porte la culotte, homme du couple. Fait Tina cocue mais l'aime de tout son être. Apprend à s'effacer pour laisser l'autre exister.
Tina: fait le ménage, s'occupe des courses. Se venge de Bette en travaillant et en devenant indépendante.
Shane: androgyne parfaite, allume naturellement tout ce qui porte un string. Porte vraiment des boxers de mec, se bat et drague comme tel.
Dana: Amélie Mauresmo version américaine. A peur de faire son coming-out. Devient l'icône gay sportive après être sortie du placard.
Alice: la rigolote bi. Instaure la théorie des liens sexuels.
Jenny: trompe son mec avec une nana. Se tâte. Hésite entre être bi ou lesbienne. La plus trash de toutes.
Tim: copain de Jenny. Se marie avec elle. Se fait faire cocu. Tente de comprendre, mais finit par partir.
Kit: soeur de Bette. Hétéro pur sang. Ancienne alcolo. Toujours là quand il faut.
Marina: amante de Jenny. Part en italie rejoindre son mari.
Helena: amante de Tina. Ennemie de Bette. Prend ses rêves pour des réalités, use de son fric et de ses doigts (oui, c'est pas très classe vu comme ça) pour parvenir à ses fins. Arrive à la saison 2.
Carmen: rend Shane accro à elle (bah, on la voit, on comprend pourquoi). Amante de Jenny. Amoureuse de Shane. Arrive à la saison 2.
Moira: starbée du ciboulot. Débarque d'on ne sait où avec Jenny. Androgyne parfaite. Aspire à être un mec. Arrive à la saison 3.

Parce que les mièvreries de Smallville, c'est bien beau, mais c'est chiant à la fin.



Nb: à voir de préférence en vost.

aucun commentaire - aucun rétrolien

La psychose estivale

TITRE_IMAGE

Cet été, pour celui ou celle qui serait revenu(e) d'une contrée lointaine où tout le monde est autiste, j'ai la chance d'aller fricoter avec la mer et le sable. Nous allons nous retrouver dans un havre de paresse totale, où les dieux Serviettes et Parasols règnent en maîtres. La débandade des maillots de bains va pouvoir commencer, je vais pouvoir commencer à amortir le mien (après deux ans, il était temps). La folie furieuse du bronzage, de la raquette de plage (Sofia sera ma première initiée, mouarf!), des lunettes glissant sur le nez, du sable dans les claquettes va s'en donner à coeur joie, et ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre.
Mais.
Ahaaaa! Parce qu'il y a un "mais"!!! (sinon, ce ne serait pas aussi drôle, hein)
La jeunesse de mes 19 ans n'empêche pas le fait de me comporter en mémère des années 20. Parce que la plage, le soleil, la mer, les jeux qui décoiffent c'est bien sympa, mais à MA manière et selon MA conception (idée de la grosse égoïste de tout à l'heure, vous suivez?).
Il y a donc des aspects sur lesquels il faudrait s'arrêter pour comprendre l'envers du décor de ce théâtre estival.

Cas n°1: la plage commence à se remplir. De notre côté, on a tout prévu à l'avance: parasol, serviettes, bouteilles, tongs, potes, délimitent notre zone d'action et d'étalement. Pas trop grand ni trop petit, juste ce qu'il faut. Mais voilà t'y pas que LE groupe le plus haï des vacanciers se la ramène: j'ai nommé la famille nombreuse. Bien évidemment, le meilleur endroit où se poser est bien sûr celui qui se trouve à 3 cm de nous, la plage n'étant pas assez grande, ça va de soi. Soupirs et grognements, voire morsures n'y changeront rien. Il faudra se coltiner la smala jusqu'à ce que les gosses soient épuisés. C'est à dire tard. Trop tard d'ailleurs pour éviter la réunion goûter, moment où tous les mioches se radinent en courant pour le plus grand bonheur de nos serviettes et de nos yeux.
Solution: feinter d'avoir la sclérose en plaque ou la lèpre. Faire l'amour comme des porcs devant eux. Mettre du cyanure dans les petits biscuits.

Cas n°2: Un peu de calme. Yahou. "Oh! Regardez ce petit bout de chou qui s'amuse avec son ballon! (yeux attendris, trémollos dans la voix) Rhôôô, c'est tout mimi!" Certes. Mais le voilà qui se rapproche dangereusement de nos serviettes. Et vlan! Le ballon dans la tête! Ricochet sur le sac et fin de course sur le sable qui nous éclabousse généreusement. D'un coup, on se trouve l'âme moins poétique, et le bout de chou, malgré des yeux de biche quémandant le retour du ballon (Ah non. Il piétine allègrement nos cheveux et le prend, genre la plage c'est son salon), devient une tronche de cake à baffer.
Solution: Etouffement dans le sable. Douves de sécurité autour des serviettes. Conseil d'aller jouer vers là-bas, le coin des pétasses qu'on ne peut pas piffer.

Cas n°3: Allez zou. Pause. Nos bronzages palissent à vue d'oeil. Etalées comme des larves, on savoure le contact de notre peau avec la serviette-c'est-doux-c'est-lavé-avec-Mir-laine. Agréable. Très. Sauf si les bouseux d'à côté évitaient d'agiter les leurs de façons hystérique, dans le sens du vent. Et vers nous.
Solution: Se frotter les yeux déjà. Et secouer nos serviettes. Bah oui, on est pas égoïstes: pourquoi ne pas faire partager ce merveilleux moment à tout le reste de la plage qui se trouve à notre gauche?

Cas n°4: Ouh didon! Finalement ce n'est pas si catastrophique que ça hein! Greenpeace n'aura pas à se bouger si on se noie, notre poids est suffisamment rationnel pour qu'on se débrouille seule. Et on en est fière. La semaine régime 100% jus de racine de pissenlit aura donc porté ses fruits. Qui l'eût cru? En train de crier à qui veut bien l'entendre que ce n'est pas le maillot de bain qui maigrit, mais bien nous qui avons la taille quasi parfaite, voilà ZE monstre qui arrive: eh ouais; pour elle, pas de régime jus de racine, pas de tortures devant la glace. Non. juste une démarche de top, un corps parrrrrrfait. En plus, son huile, elle ressort pas de sa peau, elle. Ses cheveux, elle les mouille comme elle veut, il reviennent à leur place.
Solution: Se transformer en fennec et s'enfouir sous le sable. Trouver une faille (bah bonne chance). Se dire que y'a pas le physique qui compte, hein (34°C, plage, maillot de bain. Comment ça s'appelle déjà? Ah oui: la mauvaise foi).

Cas n°5: Retour de baignade. Douche. Séchage. Etalage de crème solaire. Enjoy. Oui, mais là non. Le vent se lève, le sable vient se poser sur notre peau nickel. Des gosses crapahutent avec des seaux et des pelles non loin de là. Et surrrrrtout: notre sac n'est plus à portée de nos mains. Ben voyons. Alors on se relève, on le cherche, on revient, puis on s'accroupit pour prendrer un truc certainement inutile en de pareilles circonstances. Et c'est le drame. Sens de l'équilibre en mode néant oblige, on se retrouve donc les mains non pas sur la serviette, mais dans le sable. Et qui dit étalage de crème dans les minutes précédentes dit bonne chance pour enlever tous ces grains en deux coups de mains. Et puis, si l'ambiance foutage de gueule continue, pourquoi ne pas se remettre les quelques mèches de cheveux rebelles qu'on a devant nos yeux avec ces mêmes mains? Hahaha... allez, le pire n'est pas encore là. Parce que le seul bout de tissu envisageable là maintenant, c'est notre serviette. Et on envisage. En essuyant nos mains grasses ensablées à l'endroit où nous poserons notre corps dans quelques instants.
Solution: Taper vos potes (ça fait toujours du bien à défaut d'être inutile). Pleurer. Engager un larbin et acheter un transat. Aller au ski.

Cas n°6: La plage, on s'y baigne aussi. Mais pas n'importe comment (génétiquement parlant, on appelle ça la chiantise suprême). L'eau, on l'aborde d'une manière spéciale. Pas comme nos potes qui courent et se ramassent comme des morses tétraplégiques en rigolant comme des baleines, parce que c'est fou comme c'est super de risquer l'hydrocution! Non. Nous sortons d'une heure de bronzette. Alors gaffe. Un orteil après l'autre, on se mouillasse le tibia, la rotule, les hanches, le cou, la nuque, la pince à cheveux.... après 5 bonnes minutes à scruter l'environnement où notre corps s'abandonnera sous peu, on se décide enfiiin à risquer une entrée tranquille dans le bain géant. Bousillée en trois secondes par la bataille d'eau improvisée comment-c'est-que-c'est-bizarre à ce même moment par nos potes. On se tortille, on hurle à l'agression, que les mecs ils sont tous pareils, qu'on pourra jamais les éduquer. Mais heureusement, nos cheveux sont secs. Youuuuuuu..... ah non. Une vague nous prend sournoisement par derrière alors qu'on engueule tout ce qui porte un caleçon, tape contre nos reins, et là, phénomène étrange: la masse d'eau s'élève vers le haut en suivant notre colonne vertébrale. Assez haut pour atteindre nos cheveux. Et même notre visage, tiens. Les rires gras de nos comparses masculins nous font le choc d'une nuit de feu pascalienne: nous sommes des incomprises.
Solution: Se changer en phoque et faire des batailles avec les vagues (au point où on en est. Et c'est rigolo, tout compte fait). Préférer la tenue de plongée. Rester à maugréer sur notre serviette en endossant la figure de rabat-joie internationale.

Cas n°7: On a bien fait de ne pas manger trop lourd, hein copine? Sourires fiers, rengorgement compréhensible, vu qu'on est entourées de morfales qui cèdent à la tentation en une milliseconde. Mais. C'est quoi ça qui marche vers nous? Ca? Bah c'est le vendeur de chichis, pardi! Celui qui, toute notre enfance, a patiemment attendu que l'on négocie avec notre mère pour avoir des cacahouètes grillées ou ces magnifiques chichis. Celui après qui tous les gosses du périmètres couraient. La star quoi. Oui, mais aujourd'hui, c'est un has-been pour nous. Surtout lorsqu'on imagine son panier. Pas une trace de fruit. Du gras. Encore et toujours. Alors on fait nos sourdes. Copine nous parle des marées basses à Ouessant, on fait notre intéressée tout en priant que Monsieur Chichis passe en quatrième vitesse. Problème majeur: il ne passe pas, il s'arrête devant nous, assailli par les mioches. O rage. O désespoir. D'autant plus que copine nous donne un coup de poignard dans le dos: "Ouuuuuh! Ca fait longtemps que j'ai pas mangé de beignet didon!".
Solution: Manger des chichis. Draguer Monsieur Chichi, histoire de compenser notre achat tueur de ligne.

Cas n°8: Une aventure de Kika. Une entrée dans l'eau tout calme, pas d'hystériques à l'horizon, ni de vagues même. Keep cool. Quelques brasses, parce que l'eau c'est fait pour ça. Oooooh! Mais c'est génial! Y'a même des courants chauds didon! un sourire qui se fracasse contre un mur d'horreur: un courant chaud juste à la place d'une dame qui sort de l'eau, et qui d'ailleurs n'y est restée que 2 minutes. Alors les courants chauds, on évite. Ou alors à la rigueur dans le Pacifique.
Solution: Hurler de dégoût. Javeliser la mer. Trouver quelqu'un qui est tombé nez à nez avec bien pire, histoire de relativiser.



Bref, un été à la mer, c'est que du bonheur.... ou pas.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Nom: Kika, Profession: Feignasse

TITRE_IMAGE

C'est bon, j'ai maîtrisé la bête, je peux à nouveau blablater écrire sur mon blog tout neuf et tout joli. Notez au passage que je me webmasterise de plus en plus, ouaip, un jour c'est sûr, je finirai présidente des systèmes web.

"Il n'y a point de passion plus égoïste que celle de la luxure", Le Marquis de Sade.

La luxure. Qu'est-ce? Non, je ne vais pas tomber dans un constat philosophique, car exposer la nature transsubstantielle de cette notion pourrait heurter vos âmes sensibles. Bon, ok, la citation, elle sonne bien. C'est pour ça que je l'ai mise. Puis aussi, y'a un minimum de rapport avec l'article (quand même, vous m'avez prise pour qui?).
Selon les époques et les personnes, la luxure change d'aspect, vous en conviendrez. Autant du temps de mon pote Sade, c'était orgies à foison, débauches déboîtantes, vices titillés, j'en passe et des meilleures. Puis on a canalisé le tout pour faire de ce terme la désignation de faits et prérogatives personnelles (si ma définition vous plaît pas, tant pis, c'est moi qui écris. D'ailleurs, c'est mon blog, hein). Ce qui nous mène aujourd'hui à la bourge-attitude où le gosse de 14 ans a déjà choisi la couleur de sa future Porsche, où la nana se fait une virée fringues à 3000 euros la journée, où le mec peut se barrer de son boulot pour rejoindre son île privée, comme ça, d'un coup, parce que papa est directeur de la boîte et que c'est prouvé, même habillé en papier craft, son avenir est déjà tracé depuis sa venue au monde.
A une échelle plus petite, la luxure existe. Elle s'immisce vulgairement dans nos vies, et tenez-vous bien: on ne la remarque même pas. Ma luxure à moi, ce sont des petits riens, des choses qui me font secrètement ressentir de la jouissance satisfaisante, un sourire quasi niais gravé sur ma face, spécialement dans ces moments de je-fais-rien-et-ça-emmerde-personne-parce-que-c'est-les-vacances-les-souris-dansent.

Le luxe, c'est pouvoir se réveiller à 9h00, se dire qu'on est suffisamment reposée pour se lever. Et finalement se rendormir comme une bouse jusqu'à 13h00, ou écouter de la musique comme une loque en mode encéphalogramme tension zéro.
Le luxe, c'est prendre son p'tit dèj' quand les autres en sont à l'apéro, débarquer comme un cheveu sur la soupe trois plombes en retard à ce repas de famille en prétextant une fatigue chronique, que même nous on comprend pas pourquoi ça arrive. Ca doit être cette harrassante année de boulot. Ouaip.
Le luxe, c'est préférer garder des animaux plutôt que des gosses. Pourquoi? Je vous en pose des questions? C'était pour placer le fait que je bosse. Dur. Désormais, lever à 9h00, vélo dès 10h, retour à la maison à 11h15... comment ça c'est pas du boulot?
Le luxe, c'est ne rien planifier. Même pas la bouffe (qui est une chose sacrée pour moi, alors c'est dire).
Le luxe, c'est se répéter depuis UNE semaine que demain, j'irai au code-promis-juré-sinon-je-me-fait-marabouter. Et en être à sa presque troisième semaine d'absentéisme aux tests. Comprenez, il fait chaud, c'est à 8 minutes en vélo.... trop dur pour moi.
Le luxe, c'est trouver des fraises non-stop dans le frigo depuis 2 mois.
Le luxe, c'est se dire que d'ici quelques mois, bibi elle aura un appart' rien qu'à elle, et donc vivra à SON rythme.
Le luxe, c'est pouvoir partir à la mer avec ses amis. Et imaginer que dans 10 jours, on se secouera le palmier sur la plage. Ihaaa!

Vous voyez, des petits détails font que tout de suite, là, je pourrais me prendre pour la pire des nanas feignasses qui ne pense qu'à elle.
Eh bien, je peux vous le dire: JE suis égoïste, JE ne pense qu'à moi.
Mais seulement du 31 juin au 30 août.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 | Page suivante