KiKa

Mélodie de Novembre




Même aigrie, même seule comme une bouse mal finie, cette chanson va rythmer ma vie novembriesque.
Et si les conditions adéquates sont d'avoir un homme pour lui chanter à plein poumon ces paroles, d'être emmitouflés à deux sous trois kilos de couette et passer le samedi soir à coocooner... je suis mal barrée.
Mais je m'en fous.
Je continuerai à chanter à tue-tête, je sautillerai jusqu'à m'en faire péter les doigts de pied, j'arborerai ce sourire niais au son de la première note jouée par Mademoiselle Rose.
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Parce que mes zygomatiques en ont besoin
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Parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien.

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Allez Hop, Craquage de Slip




Aaah... et si je n'étais pas moi, je m'en tiendrais à ce "Aaah". Mais comme je n'ai QUE ça à faire, trouver des hippopotames qui se la pète et des chiens qui font un revival chorégraphique de la fièvre du samedi soir, il faut bien trouver une explication valable pouvant sauvegarder l'image subliminale que vous avez de moi (oui, subliminale, soyons fous et osons le dire): c'est parce que c'est les vacances.
Et qui dit vacances, dit bien entendu relâchage complet de toute faculté intellectuelle: moi y'en a être un boudin, moi y'en a pas comprendre histoire de France. Ouaip. Craquage quoi.
Craquage bien géré, je vous le concède. Oui, non, parce que sinon, c'est beaucoup moins drôle. Aujourd'hui par exemple, je devais m'attaquer à la crise de 1630, moment où tout le monde s'en prend plein la tronche: peste qui tue des gens, récoltes et périodes de soudures qui font leurs malines, un cardinal-ministre qui se la pète grave... bref, rien que du bonheur. Eh bien que nenni les amis, j'ai dit "Non". Bah ouais. Et donc, j'ai poussé (assez violemment, j'avoue) tous ces bouquins de caca hors de mon champ visuel, puis j'ai déconnecté les synapses du travail laborieux afin de laisser ma vraie nature reprendre le dessus: oui, je suis une mollasse paresseuse, mais je l'avais oublié, voyez-vous.
Depuis mercredi, j'erre, perdue, me demandant comment je vais bien pouvoir passer ma journée à ne rien faire. Dur, dur. Je virevolte, telle un lutin malin, entre inactivité et activité inactivisante, et mon esprit cuicuite de bonheur et de légèreté. En plus, il fait décemment beau, ce qui multiplie les chances de rester passive, le regard complètement hagard, le cerveau en mode blocus temporaire. Alors on cherche des activités prenantes: torturer son chat à coup de ficelle à pompons, faire des crêpes à tire l'arigot, faire un concours de celui qui tiendra le plus longtemps éveillé (j'ai gagné: KiKa 1/ Ordi 0), fomenter un plan de shopping compulsif, envisager une liste de nouël (on sait jamais hein), réfléchir sur le lien chien/petit copain ainsi que sur l'échéance fatidique de décembre (objectivement: c'est pas gagné), et que sais-je encore...
Bref. Un petit craquage, en somme, qui rappelle qu'on ne se sent jamais aussi bien que dans notre élan vital primaire. Soit pour ma part le grand n'importe nawouak cérébral et un fort penchant pour la vie des marmottes.
Evidemment, la tête empaquetée de couronnes de fleurs, c'est avec un sourire non moins déconfit que la réalité reprend ses droits. Fichtre, la saligaude. Parce que Louis XIII, ses potes et Richelieu, bah ils m'attendent au tournant. Comme plein d'autres choses tout aussi folichonnes vous attendent aussi, tiens. Eh bah ouais, c'est ballot, mais il paraît que c'est la vie. Alors comptez. Oui, comptez les jours, les heures, les minutes, les secondes qui nous séparent du 6 novembre, mouaha! (regard fou, bave au coin des lèvres. ça y est, je craque, avec un grand Crack)


On n'est pas sortis de l'auberge...

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Le Weekend et Moi

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Bon, alors, étant donné que l'élan artichauniesque a disparu de la surface de ma personne en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, l'Homme dans toute sa splendeur est officiellement banni de ma sphère pendant un bon bout de temps (genre très gros, le bout). L'occultation de cet épisode bousique s'est achevée avec moultes plans diaboliques envers le destructeur d'artichaut, soit: punition expéditive à la batte, bombardement de tomates (allez savoir pourquoi ce légume... oui, non, c'est un fruit, d'accord), voire même des élans scatologiques lorsque ma chère confrère de cours a innocemment évoqué qu'une boîte aux lettres, bah ça reste une boîte, et que les lettres ne sont pas obligées d'être blanches et en papier, qu'on peut tout aussi bien y mettre de délicates fleurs ou d'autres joyeusetés... bref. Mais, étant donné que ce genre d'élan psychotique est à éviter, eh bien j'ai rongé mon frein et je n'ai rien envisagé qui puisse endommager mon image de gentille jeune femme équilibrée qui ne fait AUCUNE fixette sur ce type sorti tout droit de mon idéal...
Oui, bon, ok: je suis aigrie. Je suis en mode tronche de cake désespéré. J'avoue.
Et heureusement que ce n'était qu'une artichaunisation hein... Imaginez vos souffrances si mon coeur avait été touché en plein dans le mille. Oui, c'est exact, je me serais déjà pendue haut et court.
Comme je m'imaginais passer de jolis weekends hors de chez moi, virevoltant au gré du vent, main dans la main avec ce bel individu, et que, plus prosaïquement, je me retrouve encore seule au fond de ma couette pour un temps indéfini, il semble donc utile d'opérer un check-out complet de ce qu'est un weekend de nana désoeuvrée (c'est là que vous versez une larme d'empathie, puisque, bien entendu, vous êtes dans le même cas que moi.... comment ça, non?).
Ce qui est bien chez moi, c'est que le mot "surprise" a été évincé du dico en ce qui concerne ma vie entre vendredi et lundi.
Tout doit se passer dans la lenteur, voire l'inertie totale: mon siège de bureau adopte la forme de mes fesses, tellement je reste scotchée devant cette invention merveilleuse qu'est le divX. Parce que le weekend, mon bureau n'est plus le terrain du débridement de mon esprit. Que nenni. Il devient l'autel de mon autisme audiovisuel, où seule une pizza peut être dans la capacité de faire bouger mes mandibules.
Rien de folichon, on pourrait même dire que ça frise le pathétique pathologique. Surtout que je suis en prépa, c'est pas comme si je faisais la bamboula tous les soirs et que j'attendais le weekend pour me reposer... la bonne blague. Mais d'un côté, si je continue à me comporter comme une vieille fille dont la seule once de folie novatrice apparaîtra lorsqu'elle se fera bouffer par ses chiens ou son chat obèse (regard suspicieux vers le chat obèse en question... non, Tina n'est pas obèse, elle est juste moche. Et son prénom vous dis zut), c'est parce qu'au fond j'aime ces moments qui expliquent le fait que je ne rencontre personne et que, fringuée comme madame Sarfati, le pouvoir de séduire est réduit à néant.
J'aime pouvoir me dire que je ne rentrerai pas à pied, les yeux clignotants et des ampoules aux pieds après une soirée super sympa. J'aime savoir que, pendant que je pleure toute seule devant ce film, d'autres le font aussi, mais entourées de bras et de bisoux spécial anti-pleurnichement-de-ma-copine-elle-est-trop-mimi-allez-un-câlin-et-je-te-fais-un-café. Je jubile à l'idée d'imaginer toutes ces nanas qui se font chier au resto, qui ne savent plus où ranger ces roses de pakistanais tombées d'on ne sait où, qui se voient contraintes de partager un dessert avec celui qui a préféré annuler sa soirée bourrage de gueule avec les copains afin de passer un moment à deux. Je dénigre toutes ces personnes qui se croient obligées de flâner, l'air béatement heureux, le long des rues, collées-serrées pour éviter d'avoir froid (au moins pour ça, Strasbourg et son temps sont utiles hein), parce que franchement, ils sont ridicules, et les doudounes ça existent.
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Trouver une once d'aigreur sur-aigrie dans ce qui précède relèverait de la pure mauvaise foi, on est bien d'accord...
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Et merde
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Il me reste encore une feuille d'artichaut intacte... (muf)

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