KiKa

Ca marche paaaas

*regard de perdue*

Au Secours!

*blog désertique, boules de feuilles mortes roulant dans le vent*

 

 

 

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Le Temps Passe Vite Quand On s'Amuse

TITRE_IMAGEOuééé les gens! Ca y est, on est le 1er décembre! Après cette révélation du tonnerre et vos sourcils levés par la perplexitude (maintenant vous savez: je sais bel et bien compter. Trop fun), j'ai l'honneur d'annoncer que cette semaine fut bien pourrie.
Déjà, parce que depuis un an et demi, la plupart du temps passé en prépa semble tout droit sorti d'une planète où le terme "ennui" a pris toute sa dimension. En plus, on peut même pas dessiner ou rigoler, sinon on nous prend pour des tarés complètement je-m'en-foutistes qui sont sur la bonne voie pour plomber leur concours. Bonne nouvelle, je m'en tamponne le coquillard. Alors bon, les paysans du 17è et leurs soucis, c'est pas que je m'en foute vraiment, mais moi aussi j'ai des soucis. Bon, d'accord, je ne risque pas de me faire embrocher ni rôtir par des soldats un peu trop à l'aise dans leurs baskets, mais quand même. Voyez plutôt: je dois supporter de gaspiller des dizaines de feuilles pour expliquer en long et en travers les différentes formes de villages, et noter en bas de page que les ours et les loups, c'est pas gentils du tout. Il faut ensuite que j'adopte une posture pas trop flagrante afin de pouvoir tout faire, sauf écouter. Alors on dessine, on regarde le reste de la classe, et au moment où le fou rire arrive, poum, plus un bruit. Cool.
Au niveau du boulot à proprement parler, c'était pas mal non plus cette semaine. Mercredi semble avoir été la journée spécial big up aux fléaux. Non seulement deux heures de cours m'ont révélé ma possible reconversion en pro du suicide, mais l'enchainement avec 4h de réflexion sur la question religieuse dans la politique française de 1815 à 1918, j'avoue, ça m'a un peu plombé l'ambiance papa-Noël-descend-tes-fesses-du-ciel. Alors on a fait comme on a pu: un plan sorti de derrière les fagots, des parties aussi fournies que le crâne du Professeur Xavier, un poignet endolori (pour des inepties en plus), et une argumentation des plus simplistes, soit le racontage pompeux et gonflant des catholiques, qui, au passage, m'ont bien pris le chou, si je puis me permettre.
Force est de constater que, lorsque rien ne va, rien ne va. Surprise number throui: rencontrer le responsable de mon artichaunisation sur le chemin du retour... accompagné d'un ami. Alors la tactique du jeté de corps sous la roue de son vélo pour faire entendre mes plaintes de jeune femme éplorée n'a évidemment pas pu être envisagée, pour la simple et bonne raison que se taper la honte, je suis pas fondamentalement contre, mais pas devant plus d'une personne à la fois. C'est donc avec les jambes en coton (oui, voir un homme sur un vélo, ça vous chamboule une vie) que le retour à la maison s'est effectué, sous les phares agressifs des voitures et le froid gelant toutes mes extrémités dépassant de la selle et du guidon. Episode frappant me rappelant à quel point je voudrais me transformer en peluche pour homme. Mais apparemment, c'est plus ardu que de vouloir aller sautiller allègrement avec les licornes et les nains. Muf.
A la maison, c'est pas plus folichon: je me suis encore brisé le doigt de pied en trémoussant ce qu'il y avait de trémoussable près de ma bibliothèque. Tina est tombée durant son sommeil avec un gros "boum" (quand je dis qu'elle est grosse, c'est pas pour rien hein) et un regard vide de toute intelligence lorsque je l'ai remorquée sur la couette. J'ai failli mourir en sortant de mon bain, ce qui, avouons-le, n'est pas une mort très classe, surtout nue et recroquevillée dans une baignoire. Et grande nouvelle: ma chambre est éclairée la nuit grâce aux lampions qui ornent ma rue. Oué. Comme si j'en avais besoin. Alors j'ai pensé à couper les fils. Mais mourir de cette façon n'est pas plus classe que de rater sa descente de baignoire.
C'est entre autres pour toutes ces raisons que ce weekend s'annonce assez linéaire: dodo-glande-dodo. Et application de la magie pré-Noël: non, je n'ai pas reçu de calendrier de l'avent cette année, d'ailleurs c'est pas juste, on discrimine les grands alors que tous les petits ont tous les chocolats du monde, mais ça n'empêche pas le fait de pouvoir se comporter en gosse. Je renie donc pour 48h mon statut d'étudiante en classe prépa qui me gonfle de plus en plus d'ailleurs, et je me vautre avec assurance devant tous ces films piratés acquis récemment, le tout saupoudré par des crêpes et des pizzas (et des calories aussi, mais ça c'est une autre histoire).


KiKa, experte de racontage de vie à deux balles pour vous servir.

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Miaou

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Quoi de plus énervant qu'un chat à la maison?
Je réitère la question de manière plus subtile: quoi de plus énervant qu'une Tina à a maison?
Un machin animal de ce type devrait en principe errer nonchalament, tel le nouveau prédateur suprême de notre appartement, les yeux vifs et le poil alerte. Eh bien je peux toujours me brosser, hein. J'ai à mes côtés une mutation exceptionnelle entre un lamantin et un petit cochon. Jugez plutôt:

  • Un félin, ça saute, ça joue, ça griffe; même qu'il est conseillé de se plonger dans du désinfectant si la bête plante ses crocs dans un de vos doigts. Avec une Tina, ça saute déjà beaucoup moins. La période de jeu dépassant rarement les 5 minutes, KiKa se retrouve souvent à jouer toute seule comme une dératée avec la ficelle à pompons pendant que le sensé félin est négligemment avachi sur le lit de 2m sur 1,80m, étalant ses poils partout, affublé d'un air blasé. Pour le chapitre des griffures et autres morsures de guerre, merci de repasser quand je monterai mon lit mezzanine.
  • Un félin, c'est aussi la majestuosité incarnée, la force tranquille qui en impose, même aux plus farouches rhinocéros (ou hippopotames. Mais avouez que ça le fait moins). Fort de sa souplesse inégalée, celui-ci se faufile partout en se laissant porter par des gestes fluides et légers. Avec Tina, ce serait plutôt un remake de l'attaque des Uru-Khaï contre la confrérie de l'Anneau: du bruit, et encore du bruit. Entre le très sonore "boum" du haut du lit et les petits "tic-tic-tic" sur le parquet, il y a également le très charmant "tagada tagada voilà les Dalton" lors de la ruée vers le balcon, ou encore le "ihaaa touboudoum" des crises de folie pré-litière (oui, un chat c'est très glamour).
  • Un félin ne baragouine pas, il rugit. Tina miaule, ce qui, aux premiers abords est rassurant, vu que c'est un chat et non pas un léopard. Là où ça se corse, c'est lorsque la bête se met en tête de varier ses vocalises histoire de se faire entendre. Tina a faim et le fait savoir par une plainte à faire pleurer une pierre. Tina veut qu'on lui ouvre la porte et use du registre pathétique, soit un miaulement lascif et rauque qui tombe dans le silence. Tina exige qu'on s'occupe d'elle et le fait savoir par un "maouuuh" à la limite de l'agonie, réitéré autant de fois qu'il sera nécessaire pour faire comprendre que notre main, elle la veut gratouillant sur son ventre. Et parfois, Tina n'a plus de voix. Alors on en profite du mieux qu'on le peut.
  • Un félin chasse pour manger et se veut exclusivement carnivore. Tina est une pourrie-gâtée qui ose encore baisser les oreilles de déception face à des croquettes light. Oui, parce que Tina est grosse (et moche par la même occasion). Et comme un gosse, il faut que son métabolisme s'habitue à ce changement. Chienne de vie hein...
  • Un félin, c'est sauvage et solitaire. Tina, ce serait plutôt du genre pot de colle vendu en gros, voire même à tendance psychopathe. Un lit pour trois personne n'est évidemment pas assez grand, alors il faut se coller le plus possible à KiKa qui se demande pourquoi elle n'a pas opté pour un transat, finalement, vu que 50% de l'espace est laissé pour compte. Il n'est d'ailleurs pas possible d'envisager le bureau comme un lieu de travail. A moins que les frises en pattes de chat sur une copie d'histoire moderne soit au programme, ce dont je doute fort.
  • Un félin, ça ronronne pour montrer sa satisfaction. Tina ronronne aussi. Et bave, par la même occasion. Je crois que je ne vais même pas tenter d'expliquer la chose, c'est peine perdue. Et si quelqu'un connaît un remède contre le ronflement, merci de prévenir.




En gros, être Tina se résume à une vie harrassante où le seul effort est de gratter héroïquement les grains de sa litière.
Dur.


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