Lundi 22 Janvier 2007
J'aurais Préféré Aimer Les Haricots
Entre deux chapitres indigestes de relations internationales en veux-tu en voilà, juste une petite tartine de l'état de ma vie captivante: R.A.S. Je ne sais pas ce qui est le plus vexant dans l'histoire, à savoir bosser parce que j'ai que ça à faire, ou bosser parce sinon je me transforme en marshmallow tout mou et geignard. Passé cet infime détail, j'ai la joie d'annoncer à qui voudra bien l'entendre que j'ai enfin trouvé un rythme décent dans mes révisions, tout en sachant que j'ai encore la colonisation à me taper avant mercredi. Haha. Je pense qu'il est de bon ton d'ajouter, non sans un petit hoquet sarcastique, que là, maintenant, je suis vraiment optimiste. Non, mais sans blague: qui serait capable de zapper tout, mais alors TOUT ce qui dépasse les un an de boulot? Hmm? Bingo, je suis la reine des truffes. Alors en plus d'essayer de se souvenir d'environ une vingtaine de traités, il faut aussi que je resitue les personnages dont on parle: j'ai l'honneur de vous apprendre que Stresemann a reçu le Prix Nobel de la Paix, que Talleyrand prônait avant tout la légitimité, et que Poincaré a donné un p'tit coup de vis pour essayer de mettre l'Allemagne dans la mouise. Cool. Après, reste plus qu'à les encastrer dans une fourchette de dates, et c'est fini mon kiki. Evidemment, Bismarck je le plaçais aux environs de 1890. Dommaaage! Ca, c'est la date de son renvoi. Mais j'y étais presque hein. Je peux donc en toute légalité annoncer que niveau guerre de Crimée et révolte grecque, je m'emmêle les pinceaux avec une élégance encore inégalée jusqu'à ce jour... Ouaip: je suis une tache.
Pour l'artichaut, je déborde d'imagination didon: me voilà en train de fomenter un plan gigantesque où il est question d'enveloppe et de sucres. Si après ça on trouve que je suis pas du tout persévérante, c'est que vous êtes vraiment de mauvaise foi. Reste plus qu'à les mettre dans sa boîte, les sucres. Et, non, je ne drague ni un chien, ni un âne. Quoique. De toutes façons, si ça continue comme ça, je vais prononcer mes voeux. Parce qu'en plus d'être complètement nulle, je mange comme trois, et pas des pommes hein. Et comme je n'ai pas encore de miroir, j'improvise comme je peux avec le carrelage du mur de la salle de bain qui me reflète une silhouette difforme, rapport avec les interstices qui décalent mon ventre de mes hanches et vice-cersa... Rien de tel pour mettre le moral au beau fixe, je l'avoue. Et lorsqu'un beau serveur avec un prénom certes tout pourri se révèle être toujours aussi charrrmant qu'avant, ma cruche-attitude est doublé d'un mutisme navrant et d'un ratatinement de toute initiative pouvant aider à établir le contact (comme avec les Furby, sauf que là, il sert des bières et des cafés et n'est pas doté d'un détecteur infra-rouge de mouvement et de son. J'ai envie de dire dommage). Si on rajoute à toutes ces merveilles la commande de l'album d'Aaron, je suis dans la capacité d'annoncer que je vais péter de joie ces prochains temps. Quand je dis que je suis un aimant à chansons trop pas adéquates avec la situation, je déconne pas. Gni. Je crois que le mot s'y prête parfaitement.
Bref, ma vie n'est pas très drôle. Non pas que je sois flattée quand vous vous bidonnez face à mes incurables gaffes, mais j'avoue, j'aimerais parfois déambuler tel Bozo le Clown et trouver une solution à tous ces problèmes qui se scotchent comme des post-it un peu boulets: j'arrive pas à bosser? Allez hop! Je déchire les feuilles avec un grand sourire, et le prof se tord de rire pendant que je me chatouille avec mon stylo. Je me coupe le pouce? Youpi! Je fais une fresque de mes frasques d'handicapée chronique et tout le monde applaudit. The perfect guy fait son autiste attardé? Hahaha! Je dégaine mon échelle, passe par sa fenêtre et l'arrose de cotillons tout en lui chantant ma fixation sur sa personne, et clos cette apparition drôlatique avec une avalanche de sucres à messages, que même lui ne résiste pas et enlève mon nez rouge pour me coller un gros bisou tout doux.
Ouéééé!
Vu que je n'aurai pas de sitôt l'occasion de gambader à la manière d'un elfe des bois touché par la grâce et l'insouciance, je préfère voir la vie en mitigé, genre je me planifie des caisses à tout-va, comme ça si quelquechose de bien m'arrive, je pourrai peut-être alors envisager de fanfaronner gaiement dans les champs de blé.
Tout ça pour résumer la situation de la façon suivante: j'en ai un peu marre quand même...
Maintenant, oui, vous pouvez le dire: ta gueule KiKa.
Mais bon, d'un côté, je vous avais prévenu hein, que janvier est un mois prompt au boudin.
Muf.
Par KiKa, Lundi 22 Janvier 2007 à 22:36 GMT+2 dans Les Mots de KiKa





