KiKa

J'aurais Préféré Aimer Les Haricots

TITRE_IMAGEEntre deux chapitres indigestes de relations internationales en veux-tu en voilà, juste une petite tartine de l'état de ma vie captivante: R.A.S.
Je ne sais pas ce qui est le plus vexant dans l'histoire, à savoir bosser parce que j'ai que ça à faire, ou bosser parce sinon je me transforme en marshmallow tout mou et geignard. Passé cet infime détail, j'ai la joie d'annoncer à qui voudra bien l'entendre que j'ai enfin trouvé un rythme décent dans mes révisions, tout en sachant que j'ai encore la colonisation à me taper avant mercredi. Haha. Je pense qu'il est de bon ton d'ajouter, non sans un petit hoquet sarcastique, que là, maintenant, je suis vraiment optimiste. Non, mais sans blague: qui serait capable de zapper tout, mais alors TOUT ce qui dépasse les un an de boulot? Hmm? Bingo, je suis la reine des truffes. Alors en plus d'essayer de se souvenir d'environ une vingtaine de traités, il faut aussi que je resitue les personnages dont on parle: j'ai l'honneur de vous apprendre que Stresemann a reçu le Prix Nobel de la Paix, que Talleyrand prônait avant tout la légitimité, et que Poincaré a donné un p'tit coup de vis pour essayer de mettre l'Allemagne dans la mouise. Cool. Après, reste plus qu'à les encastrer dans une fourchette de dates, et c'est fini mon kiki. Evidemment, Bismarck je le plaçais aux environs de 1890. Dommaaage! Ca, c'est la date de son renvoi. Mais j'y étais presque hein. Je peux donc en toute légalité annoncer que niveau guerre de Crimée et révolte grecque, je m'emmêle les pinceaux avec une élégance encore inégalée jusqu'à ce jour... Ouaip: je suis une tache.
Pour l'artichaut, je déborde d'imagination didon: me voilà en train de fomenter un plan gigantesque où il est question d'enveloppe et de sucres. Si après ça on trouve que je suis pas du tout persévérante, c'est que vous êtes vraiment de mauvaise foi. Reste plus qu'à les mettre dans sa boîte, les sucres. Et, non, je ne drague ni un chien, ni un âne. Quoique. De toutes façons, si ça continue comme ça, je vais prononcer mes voeux. Parce qu'en plus d'être complètement nulle, je mange comme trois, et pas des pommes hein. Et comme je n'ai pas encore de miroir, j'improvise comme je peux avec le carrelage du mur de la salle de bain qui me reflète une silhouette difforme, rapport avec les interstices qui décalent mon ventre de mes hanches et vice-cersa... Rien de tel pour mettre le moral au beau fixe, je l'avoue.  Et lorsqu'un beau serveur avec un prénom certes tout pourri se révèle être toujours aussi charrrmant qu'avant, ma cruche-attitude est doublé d'un mutisme navrant et d'un ratatinement de toute initiative pouvant aider à établir le contact (comme avec les Furby, sauf que là, il sert des bières et des cafés et n'est pas doté d'un détecteur infra-rouge de mouvement et de son. J'ai envie de dire dommage). Si on rajoute à toutes ces merveilles la commande de l'album d'Aaron, je suis dans la capacité d'annoncer que je vais péter de joie ces prochains temps. Quand je dis que je suis un aimant à chansons trop pas adéquates avec la situation, je déconne pas. Gni. Je crois que le mot s'y prête parfaitement.
Bref, ma vie n'est pas très drôle. Non pas que je sois flattée quand vous vous bidonnez face à mes incurables gaffes, mais j'avoue, j'aimerais parfois déambuler tel Bozo le Clown et trouver une solution à tous ces problèmes qui se scotchent comme des post-it un peu boulets: j'arrive pas à bosser? Allez hop! Je déchire les feuilles avec un grand sourire, et le prof se tord de rire pendant que je me chatouille avec mon stylo. Je me coupe le pouce? Youpi! Je fais une fresque de mes frasques d'handicapée chronique et tout le monde applaudit. The perfect guy fait son autiste attardé? Hahaha! Je dégaine mon échelle, passe par sa fenêtre et l'arrose de cotillons tout en lui chantant ma fixation sur sa personne, et clos cette apparition drôlatique avec une avalanche de sucres à messages, que même lui ne résiste pas et enlève mon nez rouge pour me coller un gros bisou tout doux.
Ouéééé!
Vu que je n'aurai pas de sitôt l'occasion de gambader à la manière d'un elfe des bois touché par la grâce et l'insouciance, je préfère voir la vie en mitigé, genre je me planifie des caisses à tout-va, comme ça si quelquechose de bien m'arrive, je pourrai peut-être alors envisager de fanfaronner gaiement dans les champs de blé.

Tout ça pour résumer la situation de la façon suivante: j'en ai un peu marre quand même...

Maintenant, oui, vous pouvez le dire: ta gueule KiKa.
Mais bon, d'un côté, je vous avais prévenu hein, que janvier est un mois prompt au boudin.

Muf.

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Et Moi Pendant Ce temps-Là, J'mange Du Chocolat

                                                       

                                              


La différence entre Bridget Jones et moi?
J'ai rarement l'occasion de mettre une culotte ventre-plat, et mon karma n'est pas encore désespéré à ce point pour avoir l'idée de me refourguer un mec portant un pull avec un renne dessus. Ah oui: et si à trente ans je n'ai pas rencontré l'Homme, je n'atttendrai pas l'année suivante pour aller promener ma tête dans le four à gaz.
Ce que je trouve d'un comique hilarant, c'est de me ruer sur mon Cosmo, me vautrer sur le canapé pour enfin espérer me changer les idées. A chacun ses trucs. Donc, ce qui est hilarant, disais-je, c'est de se rendre compte que mon buraliste est au taquet avec le numéro du mois suivant toujours en avance. Et je vous le mets dans le mille, après janvier il y a février. Alors forcément, je m'offusque en voyant la couverture: le mot amour squatte le moindre millimètre carré de papier, et tout d'un coup les trente Ferrero que je viens de m'enfiler ont envie de danser la polka à mi-chemin entre mon estomac et ma glotte. Ouais, ça s'appelle aussi avoir les boules. Donc, j'ai les boules. Et comme j'adore partager toutes ces choses qui me rendent si heureuse, je vous présente cosmopoche février 2007. Cosmopoche, voici mes amies tout aussi mal loties que moi pour la plupart, alors je sais pas pourquoi, mais il aurait été dans ton intérêt de ne pas être imprimé.
-Test: êtes-vous prête pour une rencontre?-
Alors là, je suis pas fondamentalement contre. C'est pas pour paraître complètement désoeuvrée, mais bon, il faut dire ce qui est, je parle pas d'artichaut depuis des plombes pour espérer obtenir un rencard avec Maïté. Evidemment, ce genre de truc, c'est comme les étoiles: c'est bien de loin. Parce que, dès qu'on ouvre la page indiquée, là, tout de suite, y'a un doute. Mais comme c'est Cosmo et que des gens sympathiques élaborent ces tests, pourquoi se méfier? Et dans un élan d'enthousiasme, on propose même de le faire à deux, tiens. Histoire de se marrer un coup. Et en effet, on s'est bien marrées. Déjà parce que le résultat a confirmé notre statut de bouse. La sentence est tombée telle un couperet: "Vous n'êtes pas encore prête". Oh, pourquoi? Parce qu'on a coché que des ronds? Bah oui. Ballot. 'Façons, commencer un test par Comment ça va? et cocher Mal, Fred n'a pas appelé depuis 143 jours et Maman m'a acheté un pull rose pour la touche bonne mine, c'est le début des embrouilles. Par contre, niveau zygomatiques et rire nerveux, les quotas ont explosé. C'est déjà ça de pris.
-Comment elles ont trouvé l'amour-
C'est sûr, avec un titre pareil, on se sent beaucoup mieux. Alors forcément, ils n'ont pas choisi les rencontres les plus communes. Ici, ce n'est pas l'histoire de Monsieur et Madame qui se rencontrent au rayon yaourts, revenez Ducon vous avez pris mon chariot. Non. On a droit à une rencontre-retrouvaille en Inde, un sauvetage de vie, mais aussi à un homme entêté et inventif, l'avion de l'amour, et même la rencontre inconsciente à l'âge de 7 ans. Personnellement, pour ma plus belle rencontre, il faudra juste LE mettre au courant, parce qu'IL n'a pas l'air d'avoir saisi tous les recoins de l'affaire. Très folichon et épanouissant, je ne vous le fais pas dire. D'ailleurs, c'est drôle, mais ces nanas ont l'air d'être tombées sur LA perle en rupture de stock: sosie de Brad Pitt, vraiment amoureux, mariage, enfants, efforts de malade mental pour les conquérir. Pendant ce temps-là, on tombe également sur des perles. Etiquettées "lâche", "menteur", "fêlé", "abonné absent" et tout le reste. Ouééé. 
Il y a aussi les vingt phrases de la Cosmoliste pour créer le contact, et, je l'avoue, certaines en valent la peine. Et le jury a nommé comme lauréates:
1/"Mettons les choses au point tout de suite: mes fleurs préférées sont les tulipes, je ne tolère pas qu'on me parle le matin, en revanche regarder le foot ne me dérange pas, pour dîner je suis libre jeudi prochain" (Anne So est conquise)
2/ "C'est curieux qu'on vous ait invité à cette soirée, d'habitude, y'a que des moches"
3/ "Vous auriez dû mettre votre photo sur Meetic, je serais venue plus vite" (un ricanement et vouz bouffez votre clavier par les narines à vie. N'empêche: huhu!)
Bref, vous l'aurez compris, Valentin s'y croit de plus en plus et s'invite en avance chez moi. J'adore.
Point positif de l'histoire, c'est que même au bout du rouleau artichauniesque, on arrive à en rire. Jaune le plus souvent, ok, mais on rit quand même. Alors évidemment, tout paraît plus beau avec un peu de chocolat. D'où un menu inégalable carottes-biscotte-quatre parts de fondant au chocolat pour annoncer au monde entier que le chocolat nous rendra attirante avec des kilos en plus et que, c'est prouvé, c'est en restant enfouie sous la couette que le courage nous viendra pour se mettre à envisager une rue, un nom sur une sonnette et une porte qui s'ouvrira. Ou pas. Avec en sus un texto qui poireaute depuis une semaine dans la section "A envoyer"... le tout accompagné de briefings râleurs entre incomprises.
Hahaha! Nous les jeunes, on est trop épanouis.

A fêter désormais: la Saint Tout-Seul.


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Pour disqualifier cette semaine, tapez 1

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Si j'étais en maillot de bain, un cocktail à la main, les fesses sur un transat et un beau jeune homme bouclé au bout de mon bras libre, je pourrais me prononcer en faveur d'un début d'année plus que positif.
Malheureusement pour ma tronche (et la votre au passage), je grelotte un peu, le vent s'engouffre sous ma jupe, mes yeux sont agressés par une grisaille pesante. Et je parle même pas de la semaine en elle-même.
Alors déjà, je veux éclaircir une chose: je retire tous mes élans folichons de bonne année par-ci, bonne année par-là. Parce que dans mon dico, le terme "bonne" connote quelquechose d'agréable, de constructif, d'augure légère et confiante. Bah j'ai beau chercher, cette semaine a été tout sauf bonne. Je résume:
En plus de m'être fait suturé le pouce pour cause d'idiotie chronique, je me suis cogné tout ce qui était cognable. Des pieds à la tête, j'ai un bleu sur les tibias, le genou, le coude, et une bosse sur le crâne. Quand c'est pas le plafond, c'est la table basse. Quand c'est pas la table basse, c'est le rebord de la mezzanine. Ou alors la porte de mon placard. Ou la chaise. En plus mon pouce ressemble à rien et je vais me taper une vieille cicatrice hors de style à coup sûr (non pas que ce soit un organe de séduction massive, mais bon)... J'a-do-reuh, ça se mange sans fin.
Ensuite, les prévisions d'enchaînement de caisses en janvier, c'était pas des blagues ou un truc pour vous faire réagir, genre je suis un génie ayant besoin de se faire mousser hein. Non, non, non. Tout était vrai. Je suis officiellement une grosse bouse. Et il me reste encore quatre mois pour vous le prouver en large, en long et en travers. Ouh, quelle chance. Alors s'ensuivent naturellement des crises de gosse mal élevée qui refuse de se lever le matin. Mais comme je suis une jeune femme en adultanisation, je me dois d'obéir à ce moi-même qui se la joue trop supra responsable et scrupuleux. Gni. D'un autre côté, je continue à bloquer sur le  POURQUOI d'aller en cours tout en sachant que c'est pas avec la culture matérielle des paysans que je me rattraperai... D'ailleurs, même le titre du cours ne veut rien dire, alors j'ai envie de crier: mais où vais-je, où courge, dans quelle étagère (ouais, les caisses comptent aussi pour la catégorie humour)? Si ça continue, je vais me casser d'ici pour aller ouvrir un stand de sandwichs poulet-mayonnaise à Honolulu.
En ce qui concerne les zones lacrymales, inutiles de faire un dessin, c'est pas tip-top la joie. Je sais pas ce qui se passe en ce moment, peut-être le fait qu'il ne pleuve pas des masses, mais en tous cas, mes yeux s'en donnent à fond les ballons. Surtout, ils en ont l'occasion. Avec les films que je me tape, forcément, y'a plus matière à pleurer qu'à rire. Exemple? Bah tiens, le dernier film avec Will Smith et son trognon de fils, A La Poursuite Du Bonheur. Chouette, je me dis, un film tiré d'une histoire vraie, et en plus y'a un beau gosse dedans, pourquoi ne pas tenter? Errrrrrrreur! J'aurais dû flairer le traquenard quand j'ai lu que l'acteur avait été nominé aux Golden Globes pour le meilleur rôle dramatique.... Résultat: la dernière heure du film, je l'ai finie avec un rideau flou sur les yeux, rapport avec le Niagara qui s'était trompé de chute. En continu. Idem pour The Holiday. Alors déjà, quelle idée de nous coller une bombe aux expressions toutes plus craquantes les unes que les autres, un sourire à en tomber et des yeux à se damner, quand personnellement on nage dans la semoule niveau conquête du sexe opposé? Et surtout, il semble que la nature humaine illustre le vice à son plus haut point, soit regarder des films d'amûûûr en veux-tu en voilà quand justement, l'amûûûr, on aimerait bien lui éclaircir un ou deux points qu'il semble ne pas avoir bien saisi à notre sujet.... on rajoute à cela le mrrraoûûû Jude Law affublé de deux fillettes aux grands yeux, un statut de veuf, et quelques instants suffisamment atendrissant pour que je me transforme en distributeur d'eau. Et ne parlons même pas d'Arthur, 90 ans, que Kate Winslet transforme pour une soirée de gala. Kika n'est plus, flic-flac c'est une flaque, que dis-je, une mare. Génial. Alors qu'en soi, ce film est sensé remonter le niveau des zygomatiques et de l'optimisme ambiant. La prochaine fois, filez-moi un mode d'emploi pour chaque film, ça ira mieux. 
Avec en plus des chansons du mois du genre moral au fond des chaussettes, moi je dis youpi, j'ai tiré le gros lot. Mais y'a pas à chercher hein: artichaut. Ouais, artichaut.
Pendant qu'on en parle, de ce fameux artichaut, je vous en fais un p'tit topo: même Cupidon préfèrerait se faire Hara-Kiri au lieu de s'occuper personnellement de mon cas. Voilà, je crois que tout est dit. Mon dieu c'est pathétique tout ça. En fait le truc, c'est que je suis sûre que ça pourrait marcher. Il est tout simplement pas au courant. C'est vrai, quel jeune homme normalement constitué, célibataire qui plus est, accepterait de revoir une fille qui lui plaît d'après les derniers évènements (ouais, ils datent de Mathusalem maintenant. Mais vous savez aussi que vos réflexions, vous pouvez vous les placer là où c'est pas agréable) et qui ne pense qu'à lui par-dessus le marché? Mais bien sûûûûûr, c'est impossible voyons! Ouaip, j'avoue: honte à moi, je suis trop pas rationnelle là. Et puis c'est pas tout. Si je divulgais depuis combien de temps cette nouille colle au fond de ma casserole, vous vous précipiteriez illico pour me filer du white spirit et de la soude. Là est le problème amis toubibs: l'artichaut a pris racine trop profondément. Mais heureusement que Kaolin est là. Grâce à lui et à son Partons Vite, la certitude que la vie c'est du boudin se confirme en lettre d'or. Muf (du verbe mufer. y'a muffin aussi, et même mouffetin. mais on s'éloigne un peu du sujet en fait).


Muf, muf, muf. Je tape donc 1.


Et pour marquer le coup, je vais m'enfiler une pizza au chorizo ce soir. Uh??

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