KiKa

Keep Cool (ou pas)



Bon. Une fin de semaine plutôt pas mal, le soleil qui brille et les oiseaux qui cuicuitent. Magnifique. Je dirais même plus, bucolique. Il paraîtrait que je suis belle (houhou. enfin voilà quoi...), j'ai bronzé (genre j'en ai besoin), et j'ai même osé aller dire bonjour à qui je sais. Malheureusement, la bucolité à une fin (hu?). Fin qui sonne le glas de mon enthousiasme légendaire. Et donc, me revoilà en train de m'énerver toute seule dans mon appart'. Appart' vidé de tous les cartons moches qui squattaient depuis trois mois et agrémenté d'une bibliothèque montée à l'envers (haha). Donc, oui, je m'énerve. A cause de qui je sais, forcément, mais surtout à cause de cette coopération que certains hommes ne saisissent pas en son entier. Gni.
Et Bambou le dessine tellement bien que je n'ai rien à ajouter.
Re-gni.


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Au Secours Tout Va Bien (ou Presque)

Encore un truc fait il y a des plombes, époque où je pouvais encore prétendre esquisser autre chose que des mini-personnages HS... Faudrait que je m'y remette quand même hein.

J'ai du chien, un oeil et des fusains
Un joli timbre, une exquise nature
Mais qu'en ferais-je si toi tu n'en veux pas





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Vade Retro Satanas et Diabolo

                   

Ouais, ok, niveau titre j'aurais pu faire mieux. Mais que voulez-vous, on ne peut être opérationnelle à 100% lorsqu'on sort de deux semaines de n'importe nawouak.
Depuis hier soir, c'est plutôt ambiance armistice qui prévaut: à 17h15, les derniers examens de cette année ont été clôturés avec une version allemande qui ne voulait absolument rien dire. Pendant trois longs jours, nous avons du rester assis dans une salle particulièrement moisie alors que dehors il faisait beau. Sauf hier où on s'est pris des rafales de vent sous la jupe. Je vous épargne un résumé des sujets qui sont tombés, parce que je pense que savoir que j'ai du disserter sur les ruraux dans la société française de 1848 à 1945, réfléchir sur Henri III et sa vie pendant quatre longues heures puis me demander pour qui les écrivains écrivent (ce qui, en comptant bien, fait douze heures de torture en tout) vous donnera envie de hurler pourquoi je fais ça, parce que, comme l'haltérophile, on ne m'a jamais obligé à le faire...
A part ça, j'avoue que ma vie n'est jamais totalement désoeuvrée. Il arrive un temps où on se dit qu'un destin nous est réservé depuis quelques temps, et qu'il suffit d'un seul élément déclencheur pour mettre en marche le processus tout entier. Non, je ne suis pas en train de me rendre compte que tout les hommes tombent inéluctablement amoureux de moi (dommage hein) ou que mes kilos sont perdus à jamais. Souvenez-vous, en janvier, j'ai eu la joie et l'honneur de me retrouver suturée du pouce. Et bien apparemment, la catégorie "pas de chance inc." m'a été directement assignée. Sans mon avis, forcément. Donc, disais-je, le processus s'est déclenché, je ne peux plus l'arrêter. Je recommence à me cogner partout. J'ai réussi à me prendre le doigt de pied dans une des poutres de ma mezzanine. Je me suis entaillé l'avant-bras sur la tablette en verre de mon évier et j'ai ensanglanté tout un rouleau de sopalin, chose que je viens de découvrir il y a peu. Classe. J'ai réussi à m'empaler un doigt sur une fourchette. Ne me demandez pas comment, cela restera un mystère.
Sinon, niveau poisse, j'ai assisté à un chef d'oeuvre fécal de la part de mon adorable Tina qui a confondu le carrelage de la salle de bain avec du papier toilette. Ce chat est un artiste incompris.
Et puis, le meilleur pour la fin: la semaine dernière, je n'étais pas vraiment au taquet niveau réactivité. Et donc, je me suis réveillée une heure en retard un jour de cours. Mais, par je ne sais quel miracle, j'ai quand même eu la motivation pour être présente la deuxième heure, et donc, je me suis levée. Encore en mode veille, je suis sortie de chez moi. Mal m'en a pris. Sitôt la traversée des rails du tram entamée, voila que je me prends le pied dans un pavé et que je me ramasse comme la dernière des bouses. Mais attention hein, pas une gamelle genre "oupseuh je trébuche patatratement", mais plutôt "aaaaaaah!". Ouais. Et en robe en plus. Je me suis retrouvée allongée en travers des rails, ventre à terre, genre j'avais confondu l'endroit avec une plage. La question qui reste en suspens depuis est la suivante: COMMENT ais-je pu fourrer le bout de ma botte contre l'unique pavé qui sortait d'UN millimètre à peine du sol?... Après ça, allez vous relever naturellement. J'ai gagné deux genoux égratignés, chose qui ne m'était plus arrivée depuis que je m'étais viandée en planche à roulettes lorsque j'étais en CM2... et puis j'ai également dit adieu à mes bas, mortellement troués par ce choc. Mes bras mon fait mal pendant trois jours. Mais c'est pas grave, parce que, ce qui est magnifique dans l'histoire, c'est que j'aurais pu crever la bouche ouverte, personne n'est venu. C'est sûr, se daller dans la rue est un grand moment de solitude.
Un bilan de ma folichonne vie n'en serait pas un sans le moment artichauniesque pleurnichard que je gère à merveille depuis quelques temps. Bon. Alors récapitulons: c'est la loose. Alors forcément, quand on croise ledit concerné, on ne peut pas s'empêcher de le dire. Et une minute plus tard, siouplaît, histoire de rendre l'identification impossible pour Bambou. Bambou qui, toujours forte d'idées fabuleuses, m'a entraînée à sa poursuite. Mais comme la loose ne se repose jamais, on l'a perdu au coin de trois rue. Bon, d'un côté, j'avoue, suivre des gens à vélo, même roulant au pas, c'est pas très pratique. Surtout quand on les file de très loin. Résultat: un mal de ventre pas possible juste avant mon épreuve de thème, une Bambou au taquet qui n'a vu qu'un misérable bonnet parmi la foule, et moi qui me dit que je suis décidement irrécupérable. Mais c'est pas grave, maintenant que je suis officieusement libérée du joug de la prépa, je vais enfin pouvoir me remettre à des activités de fille. Soit fomenter un plan machiavélique afin de réussir à lui dire bonjour (y'en a un qui fait une remarque, je le baffe), lézarder sur une terrasse ensoleillée, et refaire ami-ami avec le shopping.
Amitié qui semble ne s'être jamais éteinte d'ailleurs. Mon banquier va me renier, je le sens. Je suis incapable de revenir des magasins sans avoir acheter un truc. Mais attention hein. Pas un truc qui soit vraiment un truc. Non. Ce serait putôt un truc qui ressemble pour la plupart du temps à un sac ou des chaussures. Trucs qui, je vous le concède, ne sont pas les choses les moins chères, surtout quand on affectionne des modèles qui ne sortent pas du tout d'un étalage de marché dominical. Donc, hier, accompagnée de Bambou, je sors. Aller fouiner pour repérer un sac dans un magasin qui possède LA marque de chaussures que j'adore et vénère n'était pas une très bonne idée. Je tombe amoureuse, je demande ma pointure. Mouaha! Sur moi, elle sont encore plus belles! Mais, il vaudrait mieux attendre un peu, je suis une jeune adulte responsable. Ou pas. Dans une poussé de maturité, je demande stoïquement combien de paires restent dans cette pointure. Une seule, celle que je porte. Verdict: un sourire niais, un paquet dans les bras et une carte bancaire se demandant comment elle va pouvoir me nourrir jusqu'à la fin du mois. Je tiens également à préciser que nous étions juste sorties pour aller à la banque et acheter des chewing gums... Maintenant c'est sûr, je suis une névrosée des chaussures et des sacs... Bouh.

Encore une bribe de ma trépidante vie mise à jour sous vos yeux émus. Soyez bénis, vous êtes très chanceux les amis.

KiKa is back et elle danse, c'est (presque) les vacances!

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