KiKa

Le Weekend et Moi

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Bon, alors, étant donné que l'élan artichauniesque a disparu de la surface de ma personne en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, l'Homme dans toute sa splendeur est officiellement banni de ma sphère pendant un bon bout de temps (genre très gros, le bout). L'occultation de cet épisode bousique s'est achevée avec moultes plans diaboliques envers le destructeur d'artichaut, soit: punition expéditive à la batte, bombardement de tomates (allez savoir pourquoi ce légume... oui, non, c'est un fruit, d'accord), voire même des élans scatologiques lorsque ma chère confrère de cours a innocemment évoqué qu'une boîte aux lettres, bah ça reste une boîte, et que les lettres ne sont pas obligées d'être blanches et en papier, qu'on peut tout aussi bien y mettre de délicates fleurs ou d'autres joyeusetés... bref. Mais, étant donné que ce genre d'élan psychotique est à éviter, eh bien j'ai rongé mon frein et je n'ai rien envisagé qui puisse endommager mon image de gentille jeune femme équilibrée qui ne fait AUCUNE fixette sur ce type sorti tout droit de mon idéal...
Oui, bon, ok: je suis aigrie. Je suis en mode tronche de cake désespéré. J'avoue.
Et heureusement que ce n'était qu'une artichaunisation hein... Imaginez vos souffrances si mon coeur avait été touché en plein dans le mille. Oui, c'est exact, je me serais déjà pendue haut et court.
Comme je m'imaginais passer de jolis weekends hors de chez moi, virevoltant au gré du vent, main dans la main avec ce bel individu, et que, plus prosaïquement, je me retrouve encore seule au fond de ma couette pour un temps indéfini, il semble donc utile d'opérer un check-out complet de ce qu'est un weekend de nana désoeuvrée (c'est là que vous versez une larme d'empathie, puisque, bien entendu, vous êtes dans le même cas que moi.... comment ça, non?).
Ce qui est bien chez moi, c'est que le mot "surprise" a été évincé du dico en ce qui concerne ma vie entre vendredi et lundi.
Tout doit se passer dans la lenteur, voire l'inertie totale: mon siège de bureau adopte la forme de mes fesses, tellement je reste scotchée devant cette invention merveilleuse qu'est le divX. Parce que le weekend, mon bureau n'est plus le terrain du débridement de mon esprit. Que nenni. Il devient l'autel de mon autisme audiovisuel, où seule une pizza peut être dans la capacité de faire bouger mes mandibules.
Rien de folichon, on pourrait même dire que ça frise le pathétique pathologique. Surtout que je suis en prépa, c'est pas comme si je faisais la bamboula tous les soirs et que j'attendais le weekend pour me reposer... la bonne blague. Mais d'un côté, si je continue à me comporter comme une vieille fille dont la seule once de folie novatrice apparaîtra lorsqu'elle se fera bouffer par ses chiens ou son chat obèse (regard suspicieux vers le chat obèse en question... non, Tina n'est pas obèse, elle est juste moche. Et son prénom vous dis zut), c'est parce qu'au fond j'aime ces moments qui expliquent le fait que je ne rencontre personne et que, fringuée comme madame Sarfati, le pouvoir de séduire est réduit à néant.
J'aime pouvoir me dire que je ne rentrerai pas à pied, les yeux clignotants et des ampoules aux pieds après une soirée super sympa. J'aime savoir que, pendant que je pleure toute seule devant ce film, d'autres le font aussi, mais entourées de bras et de bisoux spécial anti-pleurnichement-de-ma-copine-elle-est-trop-mimi-allez-un-câlin-et-je-te-fais-un-café. Je jubile à l'idée d'imaginer toutes ces nanas qui se font chier au resto, qui ne savent plus où ranger ces roses de pakistanais tombées d'on ne sait où, qui se voient contraintes de partager un dessert avec celui qui a préféré annuler sa soirée bourrage de gueule avec les copains afin de passer un moment à deux. Je dénigre toutes ces personnes qui se croient obligées de flâner, l'air béatement heureux, le long des rues, collées-serrées pour éviter d'avoir froid (au moins pour ça, Strasbourg et son temps sont utiles hein), parce que franchement, ils sont ridicules, et les doudounes ça existent.
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Trouver une once d'aigreur sur-aigrie dans ce qui précède relèverait de la pure mauvaise foi, on est bien d'accord...
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Et merde
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Il me reste encore une feuille d'artichaut intacte... (muf)

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Mon Karma

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Je vais finir par croire au Karma...
La vie, c'est du tout-pourri. Et invraisemblable que cela puisse être, on arrive à s'enfoncer encore plus dans la mouise qu'on a créée. Génial. Alors je pense pouvoir établir une théorie KiKaïesque: je n'ai pas de chance, parce que je n'ai pas de chance.
Ou alors c'est un gène de prépa, qui fait que seuls trois élus ont droit à avoir une vie d'artichaunage positivement agréable, pendant que les autres (entre autres moi) se font des cheveux blancs et envisagent on ne peut plus sérieusement la vie de sacerdoce.
Les hommes sont des huluberlus. Je suis sûre qu'il y a eu un foirage de gènes quelquepart. C'est pas possible sinon.
Alors pour ma part, je jure solennellement que plus jamais je n'attacherai mon artichaut à quiconque porte un boxer. Niet. Ou alors, pas avant dix ans de relation sûre et établie. Non mais.
D'ailleurs, je l'ai officiellement enterré à mille pieds sous terre.
Et bonne chance à celui qui voudra aller le chercher.
Le Karma, c'est un peu comme la roulette russe: autant parfois, la vie vous soulage et vous fait passer des moments de pur bonheur, autant elle peut vous clouer sur place, le bec dans l'eau, avec DEUX messages tout droit sortis d'on ne sait où (en tout cas, sûrement pas de notre réalité hein).


Et dans ces circonstances, je pense pouvoir dire haut et fort: perdu!


Je veux quand même partager ce moment intense avec vous et donner quelques extraits de ma déchéance face à ce qu'on pourrait appeler...[gné?]... je sais même pas, ça me tue, c'est tout:

----"Voili Voilou! Je t'embrasse"

---- "Ainsi va la Vie" (en passe de devenir mythique)

---- "Sourire" (jusqu'au bout hein)


Maintenant, c'est sûr: quand rien ne va, rien ne va...

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Je Vais SUUUUPER Bien Moi, qui C'est qui Dit le Contraire?

TITRE_IMAGEBOUSE

n.f. Tas informe de trucs pas très catholiques. Inertie. Pas de cerveau. Capacité de se bouger très minimale.
Se dit de quelqu'un de merdique (sans blague), incapable de gérer ce qui dans quelques années pourrait bien devenir la raison d'un sacerdoce prématuré.
Voir aussi synonyme: KiKa

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