KiKa

Un Air de Famille

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Y'a des jours comme ça où rien ne pourrait vous faire tirer une tronche de trois mètres de long... Non, non, je vous assure: une journée ensoleillée, un peu d'ami Ricoré, et c'est parti mon kiki! Bref, tout ça pour dire que, finalement, même si le mot "famille" peut connoter "monde de fous", il y a toujours quelquechose qui donne le sourire. Ouaip.
Kika a été initiée aux cartes de combat Yu-Gi-oh. Alors déjà, personnellement, je doute fort que "cartes" et "combat" soient deux termes pouvant coexister, mais bon. Après tout, c'est pas moi qui ai crée ce jeu, hein. Parce que si ça n'avait tenu qu'à moi, personne n'aurait eu UNE seule minute pour l'envisager, ce truc: non seulement d'être complètement louche, on se sent un tantinet larguée quand le petit frère déboule avec 4000 points de vie qui bouzillent les nôtres parce que môssieur a tiré le chien mécanique qui double tous les bonus d'attaque. D'ailleurs, attaquer, on peut pas, puisque bien évidemment nos cartes sont orientées en mode défense, soit à l'horizontale (la verticale étant la position d'attaque. Attaquer quoi, d'ailleurs, je sais toujours pas)... gné? Et le pire, c'est quand le petit frère number twou, c'est-à-dire celui encore plus petit que le premier, vous dit quelle carte poser, et ce, d'une façon telle qu'on se sent comme entourée d'agents de la NASA. Groumpf.
Bilan: un mal de crâne pas possible, 2000 points de vie en moins, des millions de cartes dans le cimetière, et le vif espoir de me venger lorsque les deux petits malins feront leur première dissertation de philo. Non mais.
Et puis il y a le reste de la famille.
Soit dialogue de sourd et dialogue de fou. Rien que ça. Alors on répète ce qu'on dit, mais forcément c'est la mauvaise personne qui écoute; alors on nous fait remarquer qu'on en a déjà parlé. Et au moment d'entamer le sujet sur la différence entre "grands vieux" et "petits vieux" (ça sert à ça notamment, un père: faire des remarques hilarantes. Haha. Je confirme.), il y a justement le grand-père qui, dans un élan d'enthousiasme, demande comment vont les études et si l'orange qu'on mastique a bien un goût d'orange. Ah, et que le fromage rend intelligent, pourquoi t'en manges pas? (Hinhinhin)... Parce que c'est bien prouvé, le mot "vieux" connote à coup sûr le mot "études". Et il faut toujours se méfier des fruits, c'est vicieux ces trucs-là. D'ailleurs, grand-père est formel, la dernière fois qu'il a mangé une banane, elle avait le goût de tout, sauf celui de banane. C'est pour cela qu'il veut s'assurer que sa descendance connaîtra le vrai goût de l'orange, à défaut de rester débile en déclinant l'offre de manger du fromage...

Huhuhu

J'adore ces journées!

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Tout Le Monde dit Aglagla...

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Bah ouais. Je suis déconfite: le thermomètre est passé sous la barre des 15°C (et encore, je suis optimiste hein), ce qui signifie danse du bonnet et de tout ce qui nous empêche de ressembler à un ersatz de Cameron Diaz sur un surf. Ballot, hein. Alors c'est la goutte au nez, les yeux pruneau-isés et les doigts en mode nuggets congelés que la cathodique route vers le boulot s'est transformée en parcours G.I Joe pour le plus grand malheur de moi. Parce que, c'est fou comme la mémoire est sélective didon: j'avais oublié qu'envisager de mettre UN PEU de crayon noir sous les yeux par un temps pareil me menait inéluctablement à ressembler à la Noireaude après un match de catch clandestin. Et que bien évidemment, le froid, bah il aime s'insinuer là où il n'est PAS sensé s'insinuer, soit: dans le cou, dans les manches, et bien sûr SOUS la jupe (sinon, ça ne serait pas drôle, avouez).
Non pas que je milite pour la pouffe attitude en hiver, mais même les jupes décemment longues, tartinées d'un long manteau devant, par défintion, nous tenir chaud, n'arrivent pas à occulter ce terrible problème. Unique solution? Porter des collants. C'est évidemment avec une tête d'enterrement à la limite du dégoût que je répondrai: non, merci. Je préfère encore me faire amputer des jambes plutôt que de porter ces machins immondes, traumatisme de nos mères lors de notre période petite fille modèle. Non, mais franchement, faites un effort de reminiscence siouplaît: ça vous revient, l'époque où, aussi gracieuses qu'un bébé diplodocus, nous caracolions à tout va, vêtues d'une jupette ou d'une robe, et, lorsque nous nous rendions aux toilettes (parce que même une fille, ça va aux toilettes), le processus du calamité-collant démarrait, traduit par un rhabillement des plus étranges nous faisant ressembler à Jacquouille la Fripouille en tenue de joyeux troubadour mal dégrossi. Parce que, ceci est un fait: quoi qu'on fasse, peu importe l'âge, le collant nous fera toujours ressembler à une descendante de la famille Bidochon. Alors je dis non au boudin de vêtement sous cette chose immonde, non également à la glamour-attitude discréditée par un stylisme hors de propos. Je préfère encore souffrir jusqu'en mars avec un bout de peau de fesses laissé pour compte par mes bas, certes ingrats, mais diablement plus agréables et sympathiques que ces deux tubes que j'excommunierais bien volontiers. Non mais.
Mais cette vague de froid est aussi le moment opportun pour se changer en oursonne mal léchée. A savoir: emmitouflée d'un pyjama trop grand, réhaussé d'un sweat-shirt informe, le tout saupoudré de chaussettes de ski, je pense pouvoir affirmer que la nouvelle madama Sarfati, c'est moi. Grand bien m'en fasse. Ou pas. Parce que, se réveiller au beau milieu de la nuit, à la limite de l'étouffement, se tortiller comme une crevette afin de s'extraire de notre enclave un tantinet trop super stratégiquement adaptée contre le froid, c'est à la limite du supportable. Surtout si deux minutes après, on grelotte à nouveau. Quand je dis que tout ça, c'est mal foutu, j'ai pas vraiment tort. Evidemment, n'allons pas imaginer que, en charmante compagnie, notre panoplie de mégère aurait un effet positif. Non. Quand on est à deux, on préfère se les geler et faire partager à l'autre les conséquences d'une vague de froid sur nos orteils: d'ailleurs, c'est un fait, on ne peut pas s'en empêcher. L'hiver, nos petons sont irrémédiablement attirés par ces jambes velues, là, à côté de nous, et qui n'avaient pourtant rien demandé. Surtout pas ça. Et qui se targuera ensuite d'avoir une copine qui ne ressemble pas à un boubou en laine d'alpaga au réveil?... On est bien d'accord: notre vie de fille est arbitraire. Agroumph.
Enfin, le froid rappelle un bon nombre de rituels fort sympathiques: soirées à ne rien faire, bons petits plats caloriques à souhait mais-c'est-pas-grave-le-froid-brûle-tout-enfin-j'espère, ensaucissonnage parfait dans la couette, déambulation avec une tasse de thé greffée à notre main... et surtout, des weekends entiers à se dire que ce n'est pas notre faute si dehors il gèle, et que, malheureusement, notre aptitude hivernale (je sais, nous ne sommes PAS encore en hiver. Mais mettez votre nez dehors pour voir? C'est ça: tout est subjectif) nous oblige à nous contenter d'un bon film au fond du fauteuil. Comment ça, je le fais même en été?
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Ah bon... Autant pour moi alors.






PS: au fait les gens, c'est le 11 novembre. Non, je ne veux pas que vous vous flagelliez à coup de cravate, ni que vous chantiez des strophes de l'Apocalypse tome V (gné?). C'est juste pour dire que le 11 novembre 1918, la libération de la France, c'était un truc supra classique: tout les gens du front n'en ont pas cru leurs oreilles lorsque tout s'est tu dans les environs de 11H du matin. Le retour des soldats a été un peu du foutage de gueule: des fringues moches ou une indemnité de démobilisation, des détours pas possible pour retrouver leur lieu de circonscription, une obligation d'avoir le petit bout de papier de 1914 qui établissait le lieu d'affectation et le nom du régiment... bref, que des choses sympathiques. Et tout ça jusqu'au Traité de Versailles en juin 1919. C'est quand même un peu l'angoisse hein. Il ne faut pas non plus oublier les milliers d'animaux démobilisés: après quatre années de guerre, force est de constater qu'ils étaient tout aussi perdus que leurs potes à deux jambes, et il fallait les ramener à la vie civile eux aussi. Comme quoi... Quant aux stocks d'armement, bah ils ont continué à affluer, genre personne n'a été capable de donner un ordre clair au sujet des conséquences d'une fin de guerre (= plus besoin d'armes). Mais no soucy, comme dirait l'autre, rien n'a été perdu: la seconde guerre mondiale a bien géré le problème (hinhin); pareil pour la nourriture: pendant que des centaines de gens crevaient la fin, les stocks de l'armée grossissaient. Chouette, me direz-vous. Eh bien non: parce que la population, elle ne se trouvait pas vraiment au même endroit que les entrepôts, voyez-vous. Bref, il faut avouer que la période de flottement a quand même frisé le n'importe nawouak. Et puis l'Alsace a été libérée avec un enthousiasme général; sauf que, bien vite, l'établissement de cartes d'identité selon sa proximité familiale avec le sang allemand a mené des centaines de personnes à quitter le territoire pour l'Allemagne, dont le maire de Strasbourg (veinard, il était tout près de Kehl... nan mais je rigole hein). Et l'occupation de la rive gauche du rhin s'est avérée un tantinet mitigée: forcément, les allemands n'étaient pas trèèès folichons à l'idée de devoir laisser leurs trottoirs aux soldats français uniquement, ou encore de voir des tanks déambuler nonchalament sous leurs yeux et leurs statues redécorées avec le drapeau tricolore. Alors pour bien tout plomber, ils n'ont pas moufté d'un poil lors des entrées françaises dans les villes. Portes fermées, fenêtres closes, pas de cris... ambiance. Et puis les französlingen, sympathisants des français, se sont fait tirer les oreilles: mariages mixtes interdits, relations avec les français prohibées, femmes rasées en cas de fricotage avec l'ennemi... bref. Un peu comme en 1871 quoi, avec cependant les rôles inversés... Ouaip.
Enfin voilà, vous l'aurez compris: j'étudie l'histoire (regard vif, poil brillant... certes), et comme cette date est appropriée pour montrer que, OUI, j'arrive à imprimer ce qu'on me raconte, eh bien je ne m'en prive pas.
Et puis vous vous coucherez moins cons, tiens.

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Allez Hop, Craquage de Slip




Aaah... et si je n'étais pas moi, je m'en tiendrais à ce "Aaah". Mais comme je n'ai QUE ça à faire, trouver des hippopotames qui se la pète et des chiens qui font un revival chorégraphique de la fièvre du samedi soir, il faut bien trouver une explication valable pouvant sauvegarder l'image subliminale que vous avez de moi (oui, subliminale, soyons fous et osons le dire): c'est parce que c'est les vacances.
Et qui dit vacances, dit bien entendu relâchage complet de toute faculté intellectuelle: moi y'en a être un boudin, moi y'en a pas comprendre histoire de France. Ouaip. Craquage quoi.
Craquage bien géré, je vous le concède. Oui, non, parce que sinon, c'est beaucoup moins drôle. Aujourd'hui par exemple, je devais m'attaquer à la crise de 1630, moment où tout le monde s'en prend plein la tronche: peste qui tue des gens, récoltes et périodes de soudures qui font leurs malines, un cardinal-ministre qui se la pète grave... bref, rien que du bonheur. Eh bien que nenni les amis, j'ai dit "Non". Bah ouais. Et donc, j'ai poussé (assez violemment, j'avoue) tous ces bouquins de caca hors de mon champ visuel, puis j'ai déconnecté les synapses du travail laborieux afin de laisser ma vraie nature reprendre le dessus: oui, je suis une mollasse paresseuse, mais je l'avais oublié, voyez-vous.
Depuis mercredi, j'erre, perdue, me demandant comment je vais bien pouvoir passer ma journée à ne rien faire. Dur, dur. Je virevolte, telle un lutin malin, entre inactivité et activité inactivisante, et mon esprit cuicuite de bonheur et de légèreté. En plus, il fait décemment beau, ce qui multiplie les chances de rester passive, le regard complètement hagard, le cerveau en mode blocus temporaire. Alors on cherche des activités prenantes: torturer son chat à coup de ficelle à pompons, faire des crêpes à tire l'arigot, faire un concours de celui qui tiendra le plus longtemps éveillé (j'ai gagné: KiKa 1/ Ordi 0), fomenter un plan de shopping compulsif, envisager une liste de nouël (on sait jamais hein), réfléchir sur le lien chien/petit copain ainsi que sur l'échéance fatidique de décembre (objectivement: c'est pas gagné), et que sais-je encore...
Bref. Un petit craquage, en somme, qui rappelle qu'on ne se sent jamais aussi bien que dans notre élan vital primaire. Soit pour ma part le grand n'importe nawouak cérébral et un fort penchant pour la vie des marmottes.
Evidemment, la tête empaquetée de couronnes de fleurs, c'est avec un sourire non moins déconfit que la réalité reprend ses droits. Fichtre, la saligaude. Parce que Louis XIII, ses potes et Richelieu, bah ils m'attendent au tournant. Comme plein d'autres choses tout aussi folichonnes vous attendent aussi, tiens. Eh bah ouais, c'est ballot, mais il paraît que c'est la vie. Alors comptez. Oui, comptez les jours, les heures, les minutes, les secondes qui nous séparent du 6 novembre, mouaha! (regard fou, bave au coin des lèvres. ça y est, je craque, avec un grand Crack)


On n'est pas sortis de l'auberge...

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