Lundi 18 Decembre 2006
C'est La Danse Du Slip!
Par KiKa, Lundi 18 Decembre 2006 à 22:17 GMT+2 dans Les Mots de KiKa
Jeunes gens, je suis enfin officieusement en vacances. Qu'est-ce qui me fait dire ça? Juste un sentiment familier qui fait que, lorsque les vacances approchent, mon univers part en sucette. C'est sûr, la cabale anti-moi s'est mise en marche. Et, non, je ne suis pas un ersatz de Jean-Jacques, loin s'en faut. Et puis ne cherchez pas à me scruter avec vos regards teintés d'incompréhension: tant que je me comprends, tout va bien. C'est une théorie que j'essaie de mettre en place, et vu ce qui arrive à chaque fois, je pense que je vais bientôt la faire breveter sous un intitulé du genre "Vos soucis sont temporairement finis, comment faire pour en trouver des tous neufs".
Ce matin, c'est la fête dans ma tête, et ce, même si les lundis, c'est pas trop le nirvana pour environ 99,9% de la populace. Mais un élan de grève a fait que deux heures de cours ont jarté, ce qui a permis à la loque que je suis de gérer un peu mieux son réveil. C'est avec une perspective à peu près joyeuse (à consommer avec modération) que le petit dèj' s'est déroulé avec pour fond de paysage ma tronche dévastée par la sous-couche, surcouche, demi-couche et toutes les couches que vous voudrez que j'ai appliquées sur les murs de mon nouvel appartement (si vous n'êtes pas au courant, c'est soit parce que vous êtes trop loin, soit parce que je ne vous aime pas assez pour vous avoir prévenu). Jusque là, tout baigne donc. Mais, par on ne sait quelle inspiration transcendante, l'envie me prend d'aller pomper mon vélo (je suis trop vicieuse pour prévenir que je suis la seule sans doute à sourire naisement. Rhôôô, ouiiii, je saiiiis, c'est nuuuul. Genre vous êtes des saints immaculés... par contre, je vous épargne le jeu de mots salace que m'inspirent ces derniers mots). Et comme il semble que la paresse soit un gène bien scotché à mon ADN, le fait d'envisager mon trousseau de clés sur le bureau s'avère bien au-dessus de mes capacités physiques du moment, et le choix se porte donc sur celui qui se trouve le plus près de la porte d'entrée. Il est 9h25. Et là, c'est le drame. Tout guillerette à l'idée de voir mon nom classé sous la rubrique "Ces actes qu'on attendait plus" des annales historiques (oh yeah! Pump it up!), l'euphorie du gonflage de roues s'enchaîne avec une seconde péripétie, soit aller vérifier si par hasard on n'aurait pas déposé un grattoir pour mes fenêtres que j'ai savamment peintes d'après la technique des sagouins en veux-tu en voilà. Premier souci: ce n'est PAS la clé de la boîte aux lettres. Deuxième souci: j'habite à l'Orangerie, le trousseau qui se trouve dans mes mains ouvrent un appartement situé à Neudorf. Cherchez l'erreur.
Alors au début, on croit juste être encore un peu atteinte de problèmes psychomoteurs dûs au réveil. Mais bon, je sais pas vous, mais personnellement, être toujours handicapée du cerveau après trois essais de forçage de serrure, j'y crois moyen. Et donc, l'évidence s'impose: je suis enfermée dehors. Il est 9h30. Mais j'ai de la chance didon! La reine mère, agonisant et toussant comme un ours, a eu la bonne idée d'aller chez le médecin. Y'a pas à dire: on est winneuse ou on ne l'est pas. Après un squat d'une quinzaine de minutes et la certitude que pas un seul gond de la porte d'en bas n'a émis un seul grincement, rien n'a encore été envisagé, excepté l'excuse à fournir: c'est ballot, personne ne risque de me croire alors que, pour une fois, c'est la vérité. L'ultime solution est donc de sonner avec bravoure chez la voisine. Evidemment, le numéro de téléphone de la madre, je le connais pas par coeur. Mais ô miracle, après quelques minutes de violence, les chiffres apparaissent dans mon esprit. C'est donc après avoir appelé la mourante, prévenu de mon possible retard, et observé avec dégoût un combiné garni de croûtes brûnatres peu ragoûtantes (non, je ne vis pas dans un zoo... *30 secondes de réflexion* Oh et puis t'façons, c'est pas chez moi hein) que je peux enfin rentrer chez moi, tentée d'aller jeter ce maudit trousseau dans les toilettes, ainsi que ma fainéantise chronique au passage. Mais il est déjà 10h10. Et je commence à 10h20. J'enfourne une brosse à dent fébrile dans tout, sauf la bouche, je customise au passage ma veste au fluor blanchissant, avale mon parfum, et décide de partir en quatrième vitesse à l'instant ou j'envisageais de me mettre un peu de crayon noir sous les yeux (je pense pouvoir dire ici: bien m'en a pris! hin hin hin).
Après tout ça, allez vous poser pendant deux heures afin d'écouter un plouc qui disserte sur des alexandrins qui sont, je cite, "mal foutus". Fichtre, les temps sont durs pour les aventurières de ma trempe. Ouaip.
Et puis, si la matinée a si bien commencé, pourquoi ne pas achever une telle journée d'épanouissement type de la même façon? Hmmm? La cabale anti-KiKa s'en charge voyons! Vous savez qu'en hiver, la nuit tombe vite. Je ne vous apprends rien. Mais ce qui est drôle, c'est que même l'expérience de nos jeunes années ne servent à rien. Devinez qui c'est qui n'a pas retrouvé son vélo? Bibi. Et qui est allée chouiner chez le monsieur du tabac? Bibi. Enfin, qui a stoppé ce-dernier, pris d'un élan d'altruisme et agressant tous les gens pour savoir où ce fichu vélo s'était carapaté, afin de nuancer que, en fait, c'est bon, c'était pas la bonne place, il est là mon vélo? Bibi, naturellement. J'aime ces journées. Oh, oui.
Et pour parfaire le tout, rien de mieux que d'apprendre avec le sourire que, pour le téléphone et internet, il faudra payer minimum 150 euros. Genre je suis trop riche, il faut absolument majorer cette indécence financière *pas contente*.
Mais je m'en fous (dans la limite du raisonnable *sent les 150 euros qui font hop-hop en travers de la gorge*). Je suis en mode furtif. Je guette la vraie fin en officialisant mes relations avec des filmes nazes, des gâkos qui débauchent mon plan restons-zen-avant-le-rush-de-Noël. Et j'assume.
Parce que cette année, j'aime Nouël, et il me le rend bien: "Est-ce que ça te dit de recevoir des cadeaux à l'avance?"
Question à 10 000 euros, je vous le concède.
Maintenant, la question qui se pose est: allez-vous être suffisament larges d'esprit pour gérer l'engouement néo Jimmy Hendrix de KiKa, les yeux plongés dans l'éternité (ou une fumée verte de notre amie Marie-Jeanne, au choix) et gratouillant des airs improbables? (et, non: Jimmy Hendrix n'était pas joueur d'accordéon)
Allez, avouez que vous en mourez d'envie....mouahaha.
Je tiens à dire que c'est la deuxième fois que j'écris cette note. Parce que j'ai effacé la première à cause d'une manip' de déficiente mentale niveau 1000. Tout le monde s'en fout, mais moi j'ai un peu les nerfs en pelote. Surtout que c'était mieux avant. Non pas que je me bidonne et me tapote le dos en marque de reconnaissance de mon génie stylistique (parce que je le fais déjà trop souvent) dès que je rédige un truc machin bidule une brève de 3615 MyLife, mais parce que je me casse les noisettes décarcasse quand même à vous faire part de ma sublime vie que même Monica Belluci, elle est trop verte de rage de n'avoir pas pu obtenir les droits pour une adaptation cinématographique. Et oué.






