KiKa

Pour disqualifier cette semaine, tapez 1

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Si j'étais en maillot de bain, un cocktail à la main, les fesses sur un transat et un beau jeune homme bouclé au bout de mon bras libre, je pourrais me prononcer en faveur d'un début d'année plus que positif.
Malheureusement pour ma tronche (et la votre au passage), je grelotte un peu, le vent s'engouffre sous ma jupe, mes yeux sont agressés par une grisaille pesante. Et je parle même pas de la semaine en elle-même.
Alors déjà, je veux éclaircir une chose: je retire tous mes élans folichons de bonne année par-ci, bonne année par-là. Parce que dans mon dico, le terme "bonne" connote quelquechose d'agréable, de constructif, d'augure légère et confiante. Bah j'ai beau chercher, cette semaine a été tout sauf bonne. Je résume:
En plus de m'être fait suturé le pouce pour cause d'idiotie chronique, je me suis cogné tout ce qui était cognable. Des pieds à la tête, j'ai un bleu sur les tibias, le genou, le coude, et une bosse sur le crâne. Quand c'est pas le plafond, c'est la table basse. Quand c'est pas la table basse, c'est le rebord de la mezzanine. Ou alors la porte de mon placard. Ou la chaise. En plus mon pouce ressemble à rien et je vais me taper une vieille cicatrice hors de style à coup sûr (non pas que ce soit un organe de séduction massive, mais bon)... J'a-do-reuh, ça se mange sans fin.
Ensuite, les prévisions d'enchaînement de caisses en janvier, c'était pas des blagues ou un truc pour vous faire réagir, genre je suis un génie ayant besoin de se faire mousser hein. Non, non, non. Tout était vrai. Je suis officiellement une grosse bouse. Et il me reste encore quatre mois pour vous le prouver en large, en long et en travers. Ouh, quelle chance. Alors s'ensuivent naturellement des crises de gosse mal élevée qui refuse de se lever le matin. Mais comme je suis une jeune femme en adultanisation, je me dois d'obéir à ce moi-même qui se la joue trop supra responsable et scrupuleux. Gni. D'un autre côté, je continue à bloquer sur le  POURQUOI d'aller en cours tout en sachant que c'est pas avec la culture matérielle des paysans que je me rattraperai... D'ailleurs, même le titre du cours ne veut rien dire, alors j'ai envie de crier: mais où vais-je, où courge, dans quelle étagère (ouais, les caisses comptent aussi pour la catégorie humour)? Si ça continue, je vais me casser d'ici pour aller ouvrir un stand de sandwichs poulet-mayonnaise à Honolulu.
En ce qui concerne les zones lacrymales, inutiles de faire un dessin, c'est pas tip-top la joie. Je sais pas ce qui se passe en ce moment, peut-être le fait qu'il ne pleuve pas des masses, mais en tous cas, mes yeux s'en donnent à fond les ballons. Surtout, ils en ont l'occasion. Avec les films que je me tape, forcément, y'a plus matière à pleurer qu'à rire. Exemple? Bah tiens, le dernier film avec Will Smith et son trognon de fils, A La Poursuite Du Bonheur. Chouette, je me dis, un film tiré d'une histoire vraie, et en plus y'a un beau gosse dedans, pourquoi ne pas tenter? Errrrrrrreur! J'aurais dû flairer le traquenard quand j'ai lu que l'acteur avait été nominé aux Golden Globes pour le meilleur rôle dramatique.... Résultat: la dernière heure du film, je l'ai finie avec un rideau flou sur les yeux, rapport avec le Niagara qui s'était trompé de chute. En continu. Idem pour The Holiday. Alors déjà, quelle idée de nous coller une bombe aux expressions toutes plus craquantes les unes que les autres, un sourire à en tomber et des yeux à se damner, quand personnellement on nage dans la semoule niveau conquête du sexe opposé? Et surtout, il semble que la nature humaine illustre le vice à son plus haut point, soit regarder des films d'amûûûr en veux-tu en voilà quand justement, l'amûûûr, on aimerait bien lui éclaircir un ou deux points qu'il semble ne pas avoir bien saisi à notre sujet.... on rajoute à cela le mrrraoûûû Jude Law affublé de deux fillettes aux grands yeux, un statut de veuf, et quelques instants suffisamment atendrissant pour que je me transforme en distributeur d'eau. Et ne parlons même pas d'Arthur, 90 ans, que Kate Winslet transforme pour une soirée de gala. Kika n'est plus, flic-flac c'est une flaque, que dis-je, une mare. Génial. Alors qu'en soi, ce film est sensé remonter le niveau des zygomatiques et de l'optimisme ambiant. La prochaine fois, filez-moi un mode d'emploi pour chaque film, ça ira mieux. 
Avec en plus des chansons du mois du genre moral au fond des chaussettes, moi je dis youpi, j'ai tiré le gros lot. Mais y'a pas à chercher hein: artichaut. Ouais, artichaut.
Pendant qu'on en parle, de ce fameux artichaut, je vous en fais un p'tit topo: même Cupidon préfèrerait se faire Hara-Kiri au lieu de s'occuper personnellement de mon cas. Voilà, je crois que tout est dit. Mon dieu c'est pathétique tout ça. En fait le truc, c'est que je suis sûre que ça pourrait marcher. Il est tout simplement pas au courant. C'est vrai, quel jeune homme normalement constitué, célibataire qui plus est, accepterait de revoir une fille qui lui plaît d'après les derniers évènements (ouais, ils datent de Mathusalem maintenant. Mais vous savez aussi que vos réflexions, vous pouvez vous les placer là où c'est pas agréable) et qui ne pense qu'à lui par-dessus le marché? Mais bien sûûûûûr, c'est impossible voyons! Ouaip, j'avoue: honte à moi, je suis trop pas rationnelle là. Et puis c'est pas tout. Si je divulgais depuis combien de temps cette nouille colle au fond de ma casserole, vous vous précipiteriez illico pour me filer du white spirit et de la soude. Là est le problème amis toubibs: l'artichaut a pris racine trop profondément. Mais heureusement que Kaolin est là. Grâce à lui et à son Partons Vite, la certitude que la vie c'est du boudin se confirme en lettre d'or. Muf (du verbe mufer. y'a muffin aussi, et même mouffetin. mais on s'éloigne un peu du sujet en fait).


Muf, muf, muf. Je tape donc 1.


Et pour marquer le coup, je vais m'enfiler une pizza au chorizo ce soir. Uh??

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Vous Avez Demandé les Urgences, Ne Quittez Pas...


                                                                             


Laissez-moi rire un bon coup: bonne année 2007? Hahahaha....
Année du complot ouais. Non, mais je vous le demande: pourquoi la vie c'est du boudin? Ok, on est jeunes. Ok, on est pas atteints d'une maladie incurable. Alors je plains les vieux qui se trimballent un cancer hein... Je pense qu'il est inutile de s'étaler sur les problèmes d'artichaut et autre réjouissances qui bousillent le cerveau. On va même passer sur l'éternelle crise de bouderie d'avant-reprise du boulot. Parce que sinon, on en a pour deux jours de lamentations éplorées.
Ma vie pourrait être banale, voire complètement plongée dans les flots de la routine fatiguante, dénuée de surprises. Mais par une incroyable chance, je suis dotée d'une étoile qui ne me laisse pas souffler un instant, soit en m'envoyant un Homme qui m'obsède depuis un temps indécemment long, soit en m'imposant encore 4 mois de cours intensément fatiguants, soit en saupoudrant les jours de quelque péripétie savoureuse à déguster sans fin...
Aujourd'hui, présentement, là, j'ai l'honneur de rédiger cette note avec mon bras droit emberlificoté en écharpe, le pouce savamment bandé. Evidemment, de vos yeux grand ouverts et munis de votre voix la plus cristalline, vous vous approchez de votre écran la bouche en coeur, afin de poser la question adéquate: Pourquoi? (et puis ce n'est plus un secret: vous m'aimez. Si, si)
Oui. Pourquoi?
Pourquoi ai-je dû poireauter deux heures à S.O.S Mains ce matin, le ventre vide et à peine réveillée? Pourquoi un bandage sur mon subliminal appendice?
J'aurais bien voulu répondre: c'est parce que mon amour pour les animaux m'a conduite à soigner la patte de ce vieux lion taciturne. Ou encore que cette porte blindée devait se refermer sur ma main et non sur celle de ma petite voisine de 75 ans.
Mea culpa, la vérité est plutôt navrante. 
C'est aux alentours des quatre heures du mat' que l'envie m'a émoustillé les sens, dont celui ô combien vicieux de la maniaquerie ponctuelle vis-à-vis de la propreté. C'est donc avec entrain que je me suis attaquée à l'amas de vaisselle qui traînait dans mon évier. Mal m'en a pris ouistiti: quelle ne fût pas ma surprise lorsque mon pouce rencontra la lame d'un couteau à viande aiguisé! Mes amis, je vous le dis: je n'ai jamais autant saigné. Et attention hein, ce n'est pas la petite éraflure de bichette, genre papier à lettre qui frôle l'index... Non, non, non. Plutôt l'ambiance bourrine, que même l'éponge elle a morflé. 
Bilan (ouaip, je fais un peu trop de bilans en ce moment): une plaie sympathique de quelques millimètres de profondeur, en biais, avec vue sur mes chairs lacérées. Tout ça dans la nuit profonde. Démunie de pansements, gazes, sparadrap, mercurochrome, j'ai dû improviser avec l'aide de Bambou. Ouééé. Ce qui nous a menées à défoncer le peu de coton qui restait, mais aussi sacrifier une vieille culotte pour bander ma blessure. Bien sûr, j'ai dû également dormir de façon très naturelle, soit le bras pendant à l'extérieur de mon lit, un gros tissu difforme collé sur mon pouce.
Ce matin, mon poul s'est un peu emballé en voyant l'état de la plaie. Direction pharmacie où on me dit qu'il est préferable d'aller à S.O.S Mains à l'Hôpital Civil, c'est plus sûr, et en plus il y a de vrais médecins et chirurgiens trop doués. J'ai de la chance.
Parce que 1/ j'y arrive en cinq minutes, 2/il n'y a pas de blessés graves, 3/c'est mon pouce droit qui est touché et je suis gauchère. Oui, on relativise comme on peut...
Evidemment, après avoir vu défiler des éclopés de la main, je me suis sentie un peu petite joueuse avec mon bobo au pouce. Il est évident que passer après un bonhomme qui s'est râpé le pouce au point d'avoir l'os à l'air libre et l'ongle voué à un arrachage sans concession, ma mini entaille faisait un peu tache. Mais bon, chacun sa merde hein. Après deux heures d'abstraction de ce pitre qui décrivait haut et fort à sa môman ce que les médecins avaient fait subir à son pouce, soit deux longues heures à fixer le sol pour éviter tout évanouissement mal venu, je me retrouve ENFIN devant le docteur. Qui parle dans une barbe inexistante. Et monosyllabique en plus. Je m'attendait à ce qu'il me fasse une poupée-pouce et me donne un biscuit, tout en m'expliquant avec patience que son diplôme, il l'utilise pour les gens qui en ont vraiment besoin, comme cette dame-là qui vient de s'arracher la moitié de la peau de la main (zbêrk, zbêrk, zbêrk). Mais au lieu de ça, je me suis retrouvée allongée, le bras tendu, avec quatre piqûres anesthésiantes autour du pouce et le fameux produit brûnatre pré-opération. Clou du spectacle: 2 points de sutures. 
A la question du comment ça vous est arrivé, force est de constater qu'on passe vite fait pour une allumée lorsqu'on raconte le pus sérieusement du monde que la nuit dernière, on a fait la vaisselle à l'aube au lieu de dormir. Haha. Je pense pouvoir confirmer que mon aura a un penchant pour les péripéties relevant du joyeux trublion facétieux. Muf. 
Je suis à présent très glamour. Je ressemble à une loque de blouse d'opération avec cette écharpe hors de tout style et tout propos. Et mon pouce a disparu sous une épaisse couche de bandage. D'ailleurs, le pouce, je ne le sens plus depuis tout à l'heure. Ma-gni-fique. Rendez-vous mardi pour vérification et pose d'un pansement moins gros.
Et malgré tout, j'ai réussi à tapoter sur mon clavier. Certes, avec l'effort d'un manchot, mais j'ai tapoté quand même. C'est pas une preuve de dévouement ça, hein? (ou de pure addiction pathologique détrônant la nécessité de travailler, à vous de choisir)

Morale de l'histoire: vive le lave-vaisselle. La cuisine est désormais un no man's land à partir de 21h grand maximum, même si des champignons géants poussent dans l'évier.
Et j'ai mangé des céréales avec une cuillère à soupe. On est jamais trop prudent hein. 


3615 MyLife version 2007 enclenché: haha. haha. haha *muf*

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Youplaboum Vive le Vent d'Hiver

                                                 

Déménagement imminent oblige, le net va disparaître de ma vue pendant quelques jours. Donc je ne pourrais pas vous faire part de ma vie si trépidante pour votre plus grand désespoir (et, non, vous ne vous en foutez pas).
D'ici quelques jours, une nouvelle page va s'ouvrir: KiKa vivra seule. Ouééé. Avec son chat *hésite à crier ouéééé! regard mauvais dudit chat*.
Je boosterai tout ça avec des dessins n'importe nawouak que m'aura gentiment scanné ma Bambou. Parce qu'en plus d'être bronzée, j'ai pas de scanner. Injustice, injustice, quand tu nous tiens...

EN ATTENDANT LA NOUVELLE ANNEE, JE VOUS SOUHAITE UN JOYEUX NOUEL PLEIN DE SURPRISES, DE BOUFFE ET DE SOURIRES POUR ARROSER LE TOUT! 


Ne vous cassez pas une jambe si vous comptez dévaler les pistes. On ne s'improvise pas skieur professionnel en trois jours. Non, non.
Ne vous cassez pas un bras en glissant sur LA plaque de verglas. On s'improvise bien trop facilement bécasse du quartier. Ballot.
Empiffrez-vous dans la limite du raisonnable, histoire d'éviter les problèmes plus physiques que méta en janvier.
Révisez le code de la politesse au moment où le sapin, la dinde, les guirlandes et la bûche vous enlèvent toute envie de communier en choeur: sou-ri-ez. Au besoin, allez hurler dans le garage.
Bénissez les dieux de ne vous avoir pas encore fait connaître les joies parentales: autant de décibels dans un si petit être est un fait que personne ne peut expliquer.
Profitez de la marmaille environnante pour jauger vos capacités d'endurance: petits fours pillés, cadeaux vandalisés avant l'heure, tapis ravagés par le jus d'orange, bruits frapadingues des tutures et autres joyeusetés en plastique... vous perdez lorsque vous envisagez qu'il n'y pas que la dinde qui soit découpable dans la pièce.
Admirez ceux qui vous offrent un présent estampillé Fnac, Printemps, ou autre grand magasin: c'est une véritable preuve d'amour que d'avoir fait la queue dans une file d'1m de large aussi densément peuplée que la Chine, tout ça pour choper ze bouquin du moment que vous ne lirez sûrement pas (mais on évitera de le dire afin d'échapper à une crise de craquage nerveux, bave aux lèvres à l'appui).
Priez pour ne pas subir la malédiction du cadeau hors de propos venant de tata Georgette.
Répétez-vous que c'est l'intention qui compte (excepté pour tata Georgette) et passez outre les couacs: jusque là, bouder et s'enfermer dans les toilettes n'a pas été reconnu comme élément propice au bon déroulement de la soirée.
Evitez de visionner la décapitation d'une oie juste avant de manger. Pour l'avoir vécu, je pense pouvoir dire que c'est totalement hors contexte (ou alors l'humour du moment n'a pas été compris en son entier).
Tentez de ne pas faire subir à votre faciès une décomposition subite à l'ouverture d'un cadeau auquel vous ne vous attendiez vraiment pas. Ca fait toujours passer la personne concernée pour un individu dénué de toute reconnaissance face à un proche qui s'est décarcassé pour trouver une lampe Coca Cola, une ceinture en plastique, un bracelet polly Pocket, un presse-papier qui ne presse rien sauf l'envie de changer de famille. 


Si, malgré tout, les fêtes s'avèrent aussi gaies qu'un weekend en Saintonge, c'est que vous êtes vraiment nuls.
Ou qu'on ne vous aime pas/plus.
Ou que votre famille est réellement irrécupérable.


A très vite les gens!

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