KiKa

Toute Seule Comme Une Grande

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Vivre seule, c'est le panard complet
:
La vaisselle, tu la fais quand tu veux,
Tu achètes les conneries que tu veux au supermarché,
Tu gères personnellement ton débit de chocolat et autre chips super grasses,
Ton réveil peut sonner à 7h30, tu t'en fous, y'a personne avant toi dans la salle de bain,
Ton bordel reste ton bordel personnel,
Tes invités son obligés de boire de l'eau pétillante parce qu'il n'y a que ça chez toi,
Tu assumes les grasses matinées sans avoir de compte à rendre à personne,
Même ton chat il aime cette nouvelle vie,
La salle de bain est ton endroit privé où tu peux t'étaler comme tu l'entends,
Libre à toi de rentrer ou sortir sans être obligée de marcher sur la pointe des pieds,
Tu veux manger des crêpes trois fois de suite? Bah tu manges des crêpes trois fois de suite,
Tes amis, ils viennent comme à l'hôtel chez toi,
Ta boîte aux lettres ne renferme que des lettres à ton nom,
C'est la classe de remplir la case adresse parentale et adresse personnelle dans les documents,
Ta mère devient ta meilleure amie et t'invite plus souvent au resto,
Des surprises improvisées,
Le temps que tu maîtrises désormais en son entier (mouahahaaa!).

Par contre, y'a quand même quelques couacs à revoir:
Les accidents ménagers à 4h du matin,
La poubelle à descendre,
Des voisins un peu trop loquaces pendant leur tête à tête amoureux,
Toi qui prends ton mal en patience quand tu te trouves à l'étage inférieur (gni),
Le harcèlement téléphonique hebdomadaire des fournisseurs d'accès,
Les factures surprises auxquelles tu ne t'attendais pas,
La gestion de ton compte en banque quand l'aide au logement n'arrive PAS,
L'arrêt de consommation de poisson,
La litière du chat,
Les films qui font peur et qui t'obligent à raser les murs le reste de la soirée,
Le manque de câlins chronique,
Même plus de cocotte minute pour faire de la soupe,
Ta capacité innée à dépenser ton argent pour tout et n'importe quoi,
Oublier de manger le soir,
Parler à ton chat faute de mieux.

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J'aurais Préféré Aimer Les Haricots

TITRE_IMAGEEntre deux chapitres indigestes de relations internationales en veux-tu en voilà, juste une petite tartine de l'état de ma vie captivante: R.A.S.
Je ne sais pas ce qui est le plus vexant dans l'histoire, à savoir bosser parce que j'ai que ça à faire, ou bosser parce sinon je me transforme en marshmallow tout mou et geignard. Passé cet infime détail, j'ai la joie d'annoncer à qui voudra bien l'entendre que j'ai enfin trouvé un rythme décent dans mes révisions, tout en sachant que j'ai encore la colonisation à me taper avant mercredi. Haha. Je pense qu'il est de bon ton d'ajouter, non sans un petit hoquet sarcastique, que là, maintenant, je suis vraiment optimiste. Non, mais sans blague: qui serait capable de zapper tout, mais alors TOUT ce qui dépasse les un an de boulot? Hmm? Bingo, je suis la reine des truffes. Alors en plus d'essayer de se souvenir d'environ une vingtaine de traités, il faut aussi que je resitue les personnages dont on parle: j'ai l'honneur de vous apprendre que Stresemann a reçu le Prix Nobel de la Paix, que Talleyrand prônait avant tout la légitimité, et que Poincaré a donné un p'tit coup de vis pour essayer de mettre l'Allemagne dans la mouise. Cool. Après, reste plus qu'à les encastrer dans une fourchette de dates, et c'est fini mon kiki. Evidemment, Bismarck je le plaçais aux environs de 1890. Dommaaage! Ca, c'est la date de son renvoi. Mais j'y étais presque hein. Je peux donc en toute légalité annoncer que niveau guerre de Crimée et révolte grecque, je m'emmêle les pinceaux avec une élégance encore inégalée jusqu'à ce jour... Ouaip: je suis une tache.
Pour l'artichaut, je déborde d'imagination didon: me voilà en train de fomenter un plan gigantesque où il est question d'enveloppe et de sucres. Si après ça on trouve que je suis pas du tout persévérante, c'est que vous êtes vraiment de mauvaise foi. Reste plus qu'à les mettre dans sa boîte, les sucres. Et, non, je ne drague ni un chien, ni un âne. Quoique. De toutes façons, si ça continue comme ça, je vais prononcer mes voeux. Parce qu'en plus d'être complètement nulle, je mange comme trois, et pas des pommes hein. Et comme je n'ai pas encore de miroir, j'improvise comme je peux avec le carrelage du mur de la salle de bain qui me reflète une silhouette difforme, rapport avec les interstices qui décalent mon ventre de mes hanches et vice-cersa... Rien de tel pour mettre le moral au beau fixe, je l'avoue.  Et lorsqu'un beau serveur avec un prénom certes tout pourri se révèle être toujours aussi charrrmant qu'avant, ma cruche-attitude est doublé d'un mutisme navrant et d'un ratatinement de toute initiative pouvant aider à établir le contact (comme avec les Furby, sauf que là, il sert des bières et des cafés et n'est pas doté d'un détecteur infra-rouge de mouvement et de son. J'ai envie de dire dommage). Si on rajoute à toutes ces merveilles la commande de l'album d'Aaron, je suis dans la capacité d'annoncer que je vais péter de joie ces prochains temps. Quand je dis que je suis un aimant à chansons trop pas adéquates avec la situation, je déconne pas. Gni. Je crois que le mot s'y prête parfaitement.
Bref, ma vie n'est pas très drôle. Non pas que je sois flattée quand vous vous bidonnez face à mes incurables gaffes, mais j'avoue, j'aimerais parfois déambuler tel Bozo le Clown et trouver une solution à tous ces problèmes qui se scotchent comme des post-it un peu boulets: j'arrive pas à bosser? Allez hop! Je déchire les feuilles avec un grand sourire, et le prof se tord de rire pendant que je me chatouille avec mon stylo. Je me coupe le pouce? Youpi! Je fais une fresque de mes frasques d'handicapée chronique et tout le monde applaudit. The perfect guy fait son autiste attardé? Hahaha! Je dégaine mon échelle, passe par sa fenêtre et l'arrose de cotillons tout en lui chantant ma fixation sur sa personne, et clos cette apparition drôlatique avec une avalanche de sucres à messages, que même lui ne résiste pas et enlève mon nez rouge pour me coller un gros bisou tout doux.
Ouéééé!
Vu que je n'aurai pas de sitôt l'occasion de gambader à la manière d'un elfe des bois touché par la grâce et l'insouciance, je préfère voir la vie en mitigé, genre je me planifie des caisses à tout-va, comme ça si quelquechose de bien m'arrive, je pourrai peut-être alors envisager de fanfaronner gaiement dans les champs de blé.

Tout ça pour résumer la situation de la façon suivante: j'en ai un peu marre quand même...

Maintenant, oui, vous pouvez le dire: ta gueule KiKa.
Mais bon, d'un côté, je vous avais prévenu hein, que janvier est un mois prompt au boudin.

Muf.

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Et Moi Pendant Ce temps-Là, J'mange Du Chocolat

                                                       

                                              


La différence entre Bridget Jones et moi?
J'ai rarement l'occasion de mettre une culotte ventre-plat, et mon karma n'est pas encore désespéré à ce point pour avoir l'idée de me refourguer un mec portant un pull avec un renne dessus. Ah oui: et si à trente ans je n'ai pas rencontré l'Homme, je n'atttendrai pas l'année suivante pour aller promener ma tête dans le four à gaz.
Ce que je trouve d'un comique hilarant, c'est de me ruer sur mon Cosmo, me vautrer sur le canapé pour enfin espérer me changer les idées. A chacun ses trucs. Donc, ce qui est hilarant, disais-je, c'est de se rendre compte que mon buraliste est au taquet avec le numéro du mois suivant toujours en avance. Et je vous le mets dans le mille, après janvier il y a février. Alors forcément, je m'offusque en voyant la couverture: le mot amour squatte le moindre millimètre carré de papier, et tout d'un coup les trente Ferrero que je viens de m'enfiler ont envie de danser la polka à mi-chemin entre mon estomac et ma glotte. Ouais, ça s'appelle aussi avoir les boules. Donc, j'ai les boules. Et comme j'adore partager toutes ces choses qui me rendent si heureuse, je vous présente cosmopoche février 2007. Cosmopoche, voici mes amies tout aussi mal loties que moi pour la plupart, alors je sais pas pourquoi, mais il aurait été dans ton intérêt de ne pas être imprimé.
-Test: êtes-vous prête pour une rencontre?-
Alors là, je suis pas fondamentalement contre. C'est pas pour paraître complètement désoeuvrée, mais bon, il faut dire ce qui est, je parle pas d'artichaut depuis des plombes pour espérer obtenir un rencard avec Maïté. Evidemment, ce genre de truc, c'est comme les étoiles: c'est bien de loin. Parce que, dès qu'on ouvre la page indiquée, là, tout de suite, y'a un doute. Mais comme c'est Cosmo et que des gens sympathiques élaborent ces tests, pourquoi se méfier? Et dans un élan d'enthousiasme, on propose même de le faire à deux, tiens. Histoire de se marrer un coup. Et en effet, on s'est bien marrées. Déjà parce que le résultat a confirmé notre statut de bouse. La sentence est tombée telle un couperet: "Vous n'êtes pas encore prête". Oh, pourquoi? Parce qu'on a coché que des ronds? Bah oui. Ballot. 'Façons, commencer un test par Comment ça va? et cocher Mal, Fred n'a pas appelé depuis 143 jours et Maman m'a acheté un pull rose pour la touche bonne mine, c'est le début des embrouilles. Par contre, niveau zygomatiques et rire nerveux, les quotas ont explosé. C'est déjà ça de pris.
-Comment elles ont trouvé l'amour-
C'est sûr, avec un titre pareil, on se sent beaucoup mieux. Alors forcément, ils n'ont pas choisi les rencontres les plus communes. Ici, ce n'est pas l'histoire de Monsieur et Madame qui se rencontrent au rayon yaourts, revenez Ducon vous avez pris mon chariot. Non. On a droit à une rencontre-retrouvaille en Inde, un sauvetage de vie, mais aussi à un homme entêté et inventif, l'avion de l'amour, et même la rencontre inconsciente à l'âge de 7 ans. Personnellement, pour ma plus belle rencontre, il faudra juste LE mettre au courant, parce qu'IL n'a pas l'air d'avoir saisi tous les recoins de l'affaire. Très folichon et épanouissant, je ne vous le fais pas dire. D'ailleurs, c'est drôle, mais ces nanas ont l'air d'être tombées sur LA perle en rupture de stock: sosie de Brad Pitt, vraiment amoureux, mariage, enfants, efforts de malade mental pour les conquérir. Pendant ce temps-là, on tombe également sur des perles. Etiquettées "lâche", "menteur", "fêlé", "abonné absent" et tout le reste. Ouééé. 
Il y a aussi les vingt phrases de la Cosmoliste pour créer le contact, et, je l'avoue, certaines en valent la peine. Et le jury a nommé comme lauréates:
1/"Mettons les choses au point tout de suite: mes fleurs préférées sont les tulipes, je ne tolère pas qu'on me parle le matin, en revanche regarder le foot ne me dérange pas, pour dîner je suis libre jeudi prochain" (Anne So est conquise)
2/ "C'est curieux qu'on vous ait invité à cette soirée, d'habitude, y'a que des moches"
3/ "Vous auriez dû mettre votre photo sur Meetic, je serais venue plus vite" (un ricanement et vouz bouffez votre clavier par les narines à vie. N'empêche: huhu!)
Bref, vous l'aurez compris, Valentin s'y croit de plus en plus et s'invite en avance chez moi. J'adore.
Point positif de l'histoire, c'est que même au bout du rouleau artichauniesque, on arrive à en rire. Jaune le plus souvent, ok, mais on rit quand même. Alors évidemment, tout paraît plus beau avec un peu de chocolat. D'où un menu inégalable carottes-biscotte-quatre parts de fondant au chocolat pour annoncer au monde entier que le chocolat nous rendra attirante avec des kilos en plus et que, c'est prouvé, c'est en restant enfouie sous la couette que le courage nous viendra pour se mettre à envisager une rue, un nom sur une sonnette et une porte qui s'ouvrira. Ou pas. Avec en sus un texto qui poireaute depuis une semaine dans la section "A envoyer"... le tout accompagné de briefings râleurs entre incomprises.
Hahaha! Nous les jeunes, on est trop épanouis.

A fêter désormais: la Saint Tout-Seul.


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