KiKa

Vade Retro Satanas et Diabolo

                   

Ouais, ok, niveau titre j'aurais pu faire mieux. Mais que voulez-vous, on ne peut être opérationnelle à 100% lorsqu'on sort de deux semaines de n'importe nawouak.
Depuis hier soir, c'est plutôt ambiance armistice qui prévaut: à 17h15, les derniers examens de cette année ont été clôturés avec une version allemande qui ne voulait absolument rien dire. Pendant trois longs jours, nous avons du rester assis dans une salle particulièrement moisie alors que dehors il faisait beau. Sauf hier où on s'est pris des rafales de vent sous la jupe. Je vous épargne un résumé des sujets qui sont tombés, parce que je pense que savoir que j'ai du disserter sur les ruraux dans la société française de 1848 à 1945, réfléchir sur Henri III et sa vie pendant quatre longues heures puis me demander pour qui les écrivains écrivent (ce qui, en comptant bien, fait douze heures de torture en tout) vous donnera envie de hurler pourquoi je fais ça, parce que, comme l'haltérophile, on ne m'a jamais obligé à le faire...
A part ça, j'avoue que ma vie n'est jamais totalement désoeuvrée. Il arrive un temps où on se dit qu'un destin nous est réservé depuis quelques temps, et qu'il suffit d'un seul élément déclencheur pour mettre en marche le processus tout entier. Non, je ne suis pas en train de me rendre compte que tout les hommes tombent inéluctablement amoureux de moi (dommage hein) ou que mes kilos sont perdus à jamais. Souvenez-vous, en janvier, j'ai eu la joie et l'honneur de me retrouver suturée du pouce. Et bien apparemment, la catégorie "pas de chance inc." m'a été directement assignée. Sans mon avis, forcément. Donc, disais-je, le processus s'est déclenché, je ne peux plus l'arrêter. Je recommence à me cogner partout. J'ai réussi à me prendre le doigt de pied dans une des poutres de ma mezzanine. Je me suis entaillé l'avant-bras sur la tablette en verre de mon évier et j'ai ensanglanté tout un rouleau de sopalin, chose que je viens de découvrir il y a peu. Classe. J'ai réussi à m'empaler un doigt sur une fourchette. Ne me demandez pas comment, cela restera un mystère.
Sinon, niveau poisse, j'ai assisté à un chef d'oeuvre fécal de la part de mon adorable Tina qui a confondu le carrelage de la salle de bain avec du papier toilette. Ce chat est un artiste incompris.
Et puis, le meilleur pour la fin: la semaine dernière, je n'étais pas vraiment au taquet niveau réactivité. Et donc, je me suis réveillée une heure en retard un jour de cours. Mais, par je ne sais quel miracle, j'ai quand même eu la motivation pour être présente la deuxième heure, et donc, je me suis levée. Encore en mode veille, je suis sortie de chez moi. Mal m'en a pris. Sitôt la traversée des rails du tram entamée, voila que je me prends le pied dans un pavé et que je me ramasse comme la dernière des bouses. Mais attention hein, pas une gamelle genre "oupseuh je trébuche patatratement", mais plutôt "aaaaaaah!". Ouais. Et en robe en plus. Je me suis retrouvée allongée en travers des rails, ventre à terre, genre j'avais confondu l'endroit avec une plage. La question qui reste en suspens depuis est la suivante: COMMENT ais-je pu fourrer le bout de ma botte contre l'unique pavé qui sortait d'UN millimètre à peine du sol?... Après ça, allez vous relever naturellement. J'ai gagné deux genoux égratignés, chose qui ne m'était plus arrivée depuis que je m'étais viandée en planche à roulettes lorsque j'étais en CM2... et puis j'ai également dit adieu à mes bas, mortellement troués par ce choc. Mes bras mon fait mal pendant trois jours. Mais c'est pas grave, parce que, ce qui est magnifique dans l'histoire, c'est que j'aurais pu crever la bouche ouverte, personne n'est venu. C'est sûr, se daller dans la rue est un grand moment de solitude.
Un bilan de ma folichonne vie n'en serait pas un sans le moment artichauniesque pleurnichard que je gère à merveille depuis quelques temps. Bon. Alors récapitulons: c'est la loose. Alors forcément, quand on croise ledit concerné, on ne peut pas s'empêcher de le dire. Et une minute plus tard, siouplaît, histoire de rendre l'identification impossible pour Bambou. Bambou qui, toujours forte d'idées fabuleuses, m'a entraînée à sa poursuite. Mais comme la loose ne se repose jamais, on l'a perdu au coin de trois rue. Bon, d'un côté, j'avoue, suivre des gens à vélo, même roulant au pas, c'est pas très pratique. Surtout quand on les file de très loin. Résultat: un mal de ventre pas possible juste avant mon épreuve de thème, une Bambou au taquet qui n'a vu qu'un misérable bonnet parmi la foule, et moi qui me dit que je suis décidement irrécupérable. Mais c'est pas grave, maintenant que je suis officieusement libérée du joug de la prépa, je vais enfin pouvoir me remettre à des activités de fille. Soit fomenter un plan machiavélique afin de réussir à lui dire bonjour (y'en a un qui fait une remarque, je le baffe), lézarder sur une terrasse ensoleillée, et refaire ami-ami avec le shopping.
Amitié qui semble ne s'être jamais éteinte d'ailleurs. Mon banquier va me renier, je le sens. Je suis incapable de revenir des magasins sans avoir acheter un truc. Mais attention hein. Pas un truc qui soit vraiment un truc. Non. Ce serait putôt un truc qui ressemble pour la plupart du temps à un sac ou des chaussures. Trucs qui, je vous le concède, ne sont pas les choses les moins chères, surtout quand on affectionne des modèles qui ne sortent pas du tout d'un étalage de marché dominical. Donc, hier, accompagnée de Bambou, je sors. Aller fouiner pour repérer un sac dans un magasin qui possède LA marque de chaussures que j'adore et vénère n'était pas une très bonne idée. Je tombe amoureuse, je demande ma pointure. Mouaha! Sur moi, elle sont encore plus belles! Mais, il vaudrait mieux attendre un peu, je suis une jeune adulte responsable. Ou pas. Dans une poussé de maturité, je demande stoïquement combien de paires restent dans cette pointure. Une seule, celle que je porte. Verdict: un sourire niais, un paquet dans les bras et une carte bancaire se demandant comment elle va pouvoir me nourrir jusqu'à la fin du mois. Je tiens également à préciser que nous étions juste sorties pour aller à la banque et acheter des chewing gums... Maintenant c'est sûr, je suis une névrosée des chaussures et des sacs... Bouh.

Encore une bribe de ma trépidante vie mise à jour sous vos yeux émus. Soyez bénis, vous êtes très chanceux les amis.

KiKa is back et elle danse, c'est (presque) les vacances!

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Temporary Artikeul (ou pas)


Quoi de mieux qu'un article qui ne veut rien dire, tout comme ce temps pourri d'ailleurs. Non, mais je vous le demande: qui a eu la bonne idée de nous mettre de la pluie de glace fondue un lundi matin, début de semaine, lorsque je viens de me laver les cheveux? Oui, parce qu'il faut noter que mes cheveux, j'en fais pas vraiment ce que je veux: mes sublimissimes atouts capillaires ondoyants ont la fâcheuse manie de devenir électriques au contact du vent et de l'humidité. Yahou.
Donc, disais-je, temps pourri. A deux jours du printemps. C'est cool, la vie est trop compréhensible.
En attendant d'avoir fini cette année horribilissimement affreuse (oui, n'ayons pas peur des mots), je veux remercier tous ces gens qui arrivent ici après avoir fait une recherche improbable sur le net. Ce qui est rassurant, c'est qu'il n'y a pas trop l'air d'avoir de désaxés mentaux. Par contre, des gratinés, y'en a pas mal. Imaginez: qui aurait l'idée de rechercher des "photos de chiens qui font caca"? Hmmm? Je sais pas, absence totale d'imagination? Volonté de se rebeller en affichant un quelconque penchant zoophile?
Par contre, des mot-clés reviennent régulièrement: Gros crétin. Ca, c'est quelqu'un qui a trouvé la relation que j'entretiens intimement avec tout ce qui porte ailes et carquois d'amûûr sur le dos... Mouaha. A croire qu'ici on se ratatine d'aigreur devant le mur d'incompréhension érigé par le sexe opposé (ce qui, dans l'absolu, n'est pas faux).
Sinon, Tina semble avoir du succès: chat obèse, qu'on recherche. Hahaha! Vous l'avez percée à jour ma Tina. Effectivement, elle est pas fine. Mais, bonne nouvelle, elle se hisse sur l'échelle avec de plus en plus de grâce (si on compare avec un orang-outang bourré de martini et de LSD). Je vous remercie quand même, parce qu'à présent, mes insultes diverses et variées touchant son poids et sa silhouette sont légitimées. Mon gros tas, ma grosse bouse n'a qu'à bien se tenir. Même plus le droit de faire la gueule au son de ces surnoms. Mouaha.
Pour certains, tapoter Blog maso équivaut à pousser la porte de mon blog. Bon, okééé les gars: je suis une maso de l'artichaut, certes. Une maso du boulot également. Qui aurait eu l'idée de s'enrôler de son propre chef en prépa? Effectivement, je dois être un petit peu perturbée.
Enfin, le chat au regard fou vous salue bien bas. D'ailleurs, il a un pull à aller trucider, histoire de se mettre en pattes avant de lacérer de plaisir mon ventre et ma poitrine. Et baver de joie.
Qui a dit qu'un chat c'est meugnon?

Bingo! Je viens de soliloquer sur n'importe quoi. Cette note ne sert strictement à rien.

Mais prochainement, une réponse adéquate à la méthode peu orthodoxe de Bambou au sujet de l'assimilation des cours. Parce que j'ai pas que ça à faire hein. J'ai une année à valider, des colles à réviser et un planning pré-vacances à organiser à partir du 5 avril (ouhouhouuuu!).

En attendant, je vais me faire Nap' (ouais, on devient intimes maintenant) qui me sort par les trous de nez avec son impérialisme de mes deux qui m'oblige à apprendre des guerres et des traités à la pelle. Ô joie. Je jubile. C'est l'épiphanie. Sortons les cotillons. Oué.

Ha! Et dans quelques moi je grandis encore et me prends une année de plus dans la tronche. Alors sortez le Prozac, appelez SOS Amitié: KiKa se fait vieille.

Effectivement, cet article, c'est du grand n'importe nawouak.

Restons jeunes, restons fous! Trémoussons tous nos croupions (hu?)


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Je Ne Suis Pas Folle. Juste Un Grain Alors...

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Certaines habitudes ou manières d'agir ont si bien réussi à se scotcher à votre peau que, parfois, souvent même, elles font partie intégrante de notre quotidien. Non, je ne suis pas reconvertie en docteur de Santé Magazine, n'ayez crainte. Je fais juste un constat: on est tous un peu tarés sur les bords. Oui, oui. Même toi, là, qui pouffe de rire en pensant que je dis cela pour me rassurer et englober plus de deux personnes dans ce qu'on pourrait appeler les névrosés légers. Non, mais parce qu'il faut le dire hein: j'ai des problèmes persistants.
Voyez-vous, je suis incapable de garder mon calme quand je tombe sur un chiffre impair: oui, parce que je compte toujours les choses que je vois. Donc, disais-je, les chiffres impairs me rebutent et me hérissent le poil. Il suffit qu'il y ait treize biscuits, et là je commence à me sentir contrariée. Et donc, forcément, je le mange, le treizième gâteau. Problème récurrent à noter: quand on est plusieurs, difficile d'expliquer que maintenant, c'est bon hein, on touche plus à la boîte, sinon je vais finir obèse à force de rééquilibrer le karma pair des petits gâteaux. Ceci est un exemple parmi d'autres. Parce qu'en plus des biscuits, je compte les bandes des passages piétons, les dalles, les marches, les pinces à linges, les frites, les crêpes, les stylos, les étages, les fenêtres, les oiseaux alignés sur les fils électriques... bref, tout ce qui peut aller par paire.
Autre manie digne d'un autiste, je suis complètement dépendante des lignes et des carreaux: si, par inadvertance, je commence à écrire avec UN carreau de retrait alors que j'avais respecté depuis le début un retrait de DEUX carreaux, vous pouvez être sûrs de voir Kika déchirer sa feuille et tout réécrire. Pareil pour les couleurs et les titres. Je me trompe et rédige en turquoise une sous partie habituellement écrite en noire? Blam, tipexation systématique jusqu'au retour à la normale. Tout ça pour des cours qui restent planqués dans un classeur. J'ai un grain, je vous le dis.
Je suis également une psychopathe en puissance: je décortique ce qui n'est pas décortiquable, et je mélange ce qui n'est pas forcément mélangeable. Le matin, tant qu'il n'y a pas de croissant ou de pain au chocolat, ça va, je me domine. Dans le cas contraire, je passe pour une demeurée. Parce que le croissant, je le dissèque: d'un côté les deux bouts, puis le dessous, le dessus, et enfin l'intérieur. Idem pour le pain au chocolat où je garde les bandes cacaotées pour la fin. J'autopsie également les quiches et les tartes: pâte, rebord et garniture. En fait, pour moi, l'idéal serait d'avoir des tartes non tartifiées. Ouaip. Par contre, donnez-moi du poisson ou de la viande, des pâtes ou du riz, un peu de sauce, et je vous fait une tambouille nickel. Paraît que je suis agaçante quand je fais ça, d'ailleurs.
De plus, je garde toujours le meilleur pour la fin. Ce qui amène irrémédiablement au vol ("t'aimes pas ça? attends je te le mange") ou à la triste réalité du j'ai-plus-faim qui empêche de savourer ce qui avait été mis de côté.
Niveau sociabilité, j'ai une sainte horreur de serrer la main aux gens. Il y en a toujours qui vous offrent une poignée molle, ce qui en dit long sur la conversation que vous allez avoir avec eux, ou d'autres qui ont confondus votre appendice avec un citron: si vous n'entendez pas vos phalanges craquer, c'est que vous avez de la chance. Surtout, ce geste de salutation me donne des frissons, parce que je ne sais pas où la main est allée se fourrer (oh, ça va hein) avant de se frotter contre la mienne. Et ça, les amis, c'est quelquechose qui me donne envie de faire un dépistage systématique, voire de me trimballer avec des serviettes nettoyantes. Donc, je préfère encore passer pour une malpolie. Bah ouais.
La nuit ne me laisse aucun répit: je n'aime pas dormir sur mes oreillers, parce que je ne veux pas les salir. Alors là, je vous acorde la possibilité de faire un grand hu? dubitatif. Parce que personnellement, je ne saurais même pas expliquer ce phénomène. Mais il reste que je me tape des poses assez louche, soit en sandwich entre mes deux oreillers, soit recroquevillée sur moi-même afin de ne pas trop les toucher. 
Je crois que je vais m'arrêter là hein. 
Je pense affirmer que j'ai un grain, un très gros même.

Mais bon, d'un côté, si je n'en avais pas, vous ne m'aimeriez pas autant (si, si, j'en suis sûre).


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