KiKa

Y'a un truc...

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Pffff....

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Excusez-Moi Pour le Dérangement

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Aujourd'hui, en direct de Strasbourg-Ville: il fait moche (mais quand je dis moche, c'est vrrraiment parce que je suis de bonne humeur), des maçons me cassent les oreilles depuis trois longs jours, et la sortie annuelle de mes pulls et de la soupe maison a été avancée de deux mois (vous voyez, dans le genre cadeaux de Noël en magasin en octobre, mais en moins agréable). En très gros, une formidable rentrée s'annonce. Yahou.
Mais, oh chose étrange, mon visage est scotché en mode sourire béat malgré le froid et la pluie qui se sont trompés de mois. La vie, parfois, c'est juste une question de point de vue: c'est bien... ou pas. Etant dotée d'un gène d'éternelle insatisfaction, et surtout angoissée par le moindre grain de poussière qui pourrait faire chavirer ma petite vie, j'ai toujours pris l'habitude de ronchonner, moufter, râler... bref, un melting-pot caractériel souvent insupportable difficile à comprendre (n'est-ce pas?).
Il se trouve cependant que, en plein blizzard, au fond de ma couette et emmitouflée de mon chat, je suis dans un état euphorique, voire complètement enjoué. La preuve: on peut me parler de tous les problèmes que je vais rencontrer pour trouver un appart', je souris. Mon chat vient de défoncer ma couette, soit un gros trou tout moche, et en plein milieu en plus? Pas grave, je l'aime quand même. Je n'ai pas fait la moitié du boulot pour la rentrée... et alors? On est pas des machines hein....
Dans le monde de KiKa, en temps normal, mes hurlements auraient déjà atteint vos tympans avant même de dire youplaboum. Vous avez de la chance. Et cette chance pourrait même avoir un rapport avec le fait que je me zénifie. Eh oui (mais pas trop quand même).
La vie est pleine de surprises. D'ailleurs, une très grande et très bouclée m'est tombée dessus, et je peux dire que ça fait du bien. Bon, il est certain que je ne m'arrêterai pas de râler ou de renifler de bouderie, parce que sinon ça ne serait plus drôle... Mais pour le moment, je pense être capable de dire qu'après tout, la vie, quand on la prend comme elle vient, elle n'est pas si vache que ça.
Dans un mois c'est l'automne (c'est pas pour vous faire de la peine, hein). Il semble cependant que mon coeur d'artichaut commence à pousser. Vous savez, toutes ces mièvreries qui vous passent par la tête et qui vous pourrissent toute possibilité de penser rationnellement, eh bien je les ai toutes. Et comme ça fait quand même longtemps que mon artichaut de coeur n'avait pas songé à reprendre du poil de la bête, force est de constater que je suis en plein émoi artichauniesque. Voilà. Et ça me plaît.
Mais comme la vie n'est pas uniquement faite de oh!, il est prudent de rester dans un périmètre raisonnable et raisonné de la zone Anticipation et Plans sur la comète. Histoire de ne pas se retrouver dans des méandres de bah.... (huhu. ça sent la rentrée espièglement littéraire tout ça...). Bref.
Tout ça pour dire que je suis (quand même) rassurée: je ne suis pas encore un cageot ou un boulet. Mais...
L'homme étant un ascenseur émotif constant, je me dois de faire ma minute d'adulte responsable et consciente de la situation: un petit bonheur fait de boucles et de yeux bleus, certes, mais pas d'élans romantico-amoureux à en faire se retourner Cupidon dans son carquois. On est bien d'accord. En pratique, ceci sera à des années lumières de ma pensée. Mais tant que j'en aurais effleuré la notion, je suis encore bien barrée.
Alors, sur un fond virevoltant de Vivaldi et de temps pourri, je tiens à dire que nous sommes aussi capables de créer nos propres rayons de soleil (non, non... je n'ai pas été lobotomisée).

A suivre... parce qu'on ne sait jamais ce qui nous attend. Et surtout, parce que j'ai peur du temps et d'une artichaunisation du coeur non réciproque....c'est que c'est pas facile ces trucs là, hein (soupir).

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Boudiner avec l'Amour

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L'effusion des vacances retombe, tout comme l'enthousiasme septembrien (qui, d'ailleurs, a toujours été au niveau en dessous de zéro... et, oui, ce mot n'existe pas). Le moral se dégonflant tel un ballon de baudruche mal fichu, les questions existentielles se bousculent au portillon de l'antre insondable et souvent incompréhensible qu'est mon cerveau. Il est clair qu'avec une réflexion telle que "Mais à quoi vont bien ressembler les 1ères années?... Aurais-je un nouveau pantalon?... Le beau khâgneux sera-t-il encore là?", on se doute aisément que ce n'est pas de cette manière que le schmilblik de la prépa montera dans mon estime...
On s'en fout. Parce que, étant donné mes chromosomes XX, il est plus que sûr que la futilité de mes questionnements sera passée sous silence. Et pour cause: nous le faisons toutes.
Donc, disais-je, me torturer l'esprit gratuitement par simple réflexe naturel prend sa grande dimension lorsque les 5 lettres suivantes se suivent: l'H.O.M.M.E.
Je dis l'Homme, parce qu'il y en a évidemment qu'un; je ne suis pas encore une Hell en puissance qui fornique à tout va. Ce Mister Big, ayant certes plus de 20 épisodes pour se rendre compte qu'il nous plaît, a tout de même la fâcheuse habitude de se transformer, que dis-je, se muter en une chose amorphe, j'ai nommé: une algue (et encore, je suis gentille).
Grâce à lui, j'ai pu saisir toute la transcendance du mot "poireauter", puisque ça fait, accrochez-vous bien, presque 1O longs mois que l'on a entamé le remake de Tom & Jerry. L'émoustillement du début s'est transformé en désespoir qui en ferait pleurer un morse. Surtout lorsqu'on sait que, pour aider la vie, on m'a doté d'une timidité et d'une cruche-attitude indecrottables....
Mais la vie, cette jolie chose qui préfère être compliquée pour ce genre d'histoire, a également doté les individus XY d'un bon nombre de handicaps qui ne nous arrangent pas la situation.
J'avoue, bombarder l'Homme de sms tous plus enthousiastes les uns que les autres, n'est qu'un détail qui ne pourrait en aucun cas faire tilt dans son cerveau, genre il éveille en nous le radar détecteur de potentialités exploitables de préférence par nous.
J'hésite entre plusieurs solutions à mon cas affolant:
Je sonne chez lui et lui demande d'ouvrir parce que je veux le violer et plus si affinités,
Je chante sous sa fenêtre,
Je le traque jour et nuit et monte un CV complet sur sa vie,
Je téléphone et raccroche quand il répond,
Je téléphone et tente d'articuler une phrase sans begayer et sans m'évanouir,
Je téléphone pour lui dire que c'est un con, sans raison, juste pour me défouler (et parce qu'au fond c'est vrai... je vais pas m'insulter moi-même, non?),
Je lui écris un mail pour m'épancher sur lui et moi, surtout moi qui me triture l'esprit,
Je lui envoie un sms pour l'allumer,
Je lui envoie un sms pour sortir un de ces quatre,
Je l'appelle et j'improvise.

C'est sûr, on va sans doute dire "Rhôôô mais elle nous casse les noisettes avec ce mec!"... Ouaip. Mais alors, expliquez moi COMMENT interpeller un mur après 2 mois de silence radio... Hein? Quoi, "Mais c'est la même chose, patate, c'est pas la fin du monde"? Bah dans mon monde, ça équivaut à une bombe atomique. En plus j'ai même pas de casque DTA.
Parce qu'on imagine aisément que si je ne m'appliquais pas à être aussi nulle, il n'y aurait pas toutes ces minutes de chouinement, il n'y aurait même pas d'article, tiens.

Je suis une plouc. Oui, oui, oui.


Cette note ne sert strictement à rien. Mais vous aurez pu savourer l'étendue de ma pathétique relation avec le sexe opposé qu'on aurait dû éradiquer avant que toutes ces mièvreries à la con ne commencent.

Groumpf

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