KiKa

Chez KiKa's!

Dernier article de l'année, même si c'est un détail dont tout le monde se fout. Certes. Le seul point à noter, c'est que c'est aussi le premier écrit dans ma nouvelle maison. Ouééé *lance des fleurs partout*.
Après un déménagement éclair (merci Bambou), force est de constater que la première soirée au milieu des cartons n'est pas à classer dans le top 50 des moments mémorables: dans le genre coup de cafard, j'aurais pu être une lauréate géniale. C'est sûr, il va falloir s'y habituer, à ces soirées en solo sans plus personne avec qui parler. Surtout que ma maman excellait dans cet exercice. Mais le lot de consolation est dans le fait qu'elle ne s'est pas exilée à Tombouctou, ce qui agrandit les chances de la voir souvent, dans la limite du raisonnable. En plus, c'est mon fournisseur officiel de soupe jusqu'à ce que j'ai moi aussi une cocotte minute. Ouaip.
Un point qui me contrarie cependant: je n'ai pas réussi à me débarasser de mon bordel ambiant. Au lieu de le trier, je l'ai ramené ici. Alors maintenant, dites-moi où je vais mettre mes bibelots clowns et ma souris en peluche qui fait pouic quand on presse son oreille? De plus, je ne vais même plus pouvoir rester chez moi en prétextant qu'acheter des timbres, c'est beaucoup trop loin, puisque je suis en plein centre ville, ce qui signifie que je ne pourrais plus gruger personne. Muf, chienne de vie hein.
Niveau cuisine, je vais devoir coopérer à 100% avec moi-même. Ce qui signifie avant tout que je vais ENFIN pouvoir essuyer la vaisselle quand JE veux. Chacun ses satisfactions personnelles.
La grande nouveauté du moment, c'est également mon lit: voyez-vous, ça fait environ trois ans que je chouine afin qu'on m'offre un lit en hauteur. Pourquoi? J'en sais rien. Mais dans la situation présente, il était devenu évident que dans un petit appart', s'amuser à placer un lit deux places ET un bureau d'angle assez massif, pour ne pas dire grand et chiant à placer, aurait été pure folie. Parce qu'au fond c'est vrai: qui serait d'accord de se déplacer à cloche-pied chez lui, zigzaguant entre les meubles sur un périmètre libre d'à peine un mètre carré? Alors c'est avec un grand plaisir que j'ai monté (pas toute seule, je suis pas encore très pro du tournevis *regarde ses doigts meurtris*) ma mezzanine flambant neuve. Trop la classe.
J'ai également inauguré le plafond: dans ma volonté de me hisser sur mon nouveau lit et crier à qui voulait l'entendre que j'étais contente, j'ai réussi à ma faire une bosse sur le crâne. Chouette. Maintenant, reste à prier pour que je ne me réveille pas trop souvent en sursaut, parce qu'entre nous, je ne connais pas vraiment la durée de vie d'un crâne.
Et puis pour parfaire le tout, je me suis trémoussée à m'en donner la nausée afin de checker la solidité de la mezzanine. Parce que, c'est une belle chose que de seriner aux gens que le pin massif c'est solide, mais bon, on est jamais trop prudent. Surtout qu'un lit soutenu par quatre poutre, personnellement, niveau stabilité, on a vu mieux. Mais apparemment, je ne suis pas encore morte, et je me suis démonté l'épaule en tentant de faire un pogo contre le lit, histoire de voir si effectivement, le pin c'est du bois invincible. Verdict: oui. Et aïe.
Bilan: je peux avoir un copain obèse, ou faire une orgie. Le lit tient le coup. Bonne nouvelle.
Moment d'anthologie de cette matinée: l'arrivée de mon monstre. Déjà depuis le couloir, on entendait ses miaulements d'agonie, comme si on l'emmenait sans procès à l'abattoir. Tina semble beaucoup plus maigre quand elle flippe: toute tendue, toute légère, elle a glissé entre les meubles comme une anguille furtive. Pour se retrouver comme un rond de frite devant l'échelle de la mezzanine. Oui, parce qu'avant cette rencontre, elle n'avait jamais eu à monter des marches, une pente, une table, un arbre, ou que sais-je encore. Non. Avant, tout était à portée de pattes. Alors pourquoi s'embêter à travailler son poids et sa souplesse, je vous le demande. A présent, c'est une autre paire de manche. Vu sa faible capacité motrice à grimper quoi que ce soit, j'ai envisagé d'un air plus que dubitatif l'association Tina+échelle. Prête à la monter avec un treuil, quelle n'a pas été ma surprise lorsque, bravement, mon gros tas à moi à gravi barreau après barreau cette chose verticale afin de retrouver sa moelleuse couette. D'un côté, c'était ça ou rester sur le canapé. Les oreilles baissées, l'air apeuré, toutes griffes dehors, Tina ressemblait à un lion. Mais en moins téméraire. Et puis, on a encore jamais vu un lion monter sur une échelle hein. Cet évènement prouve donc que les capacités innées des animaux ne disparaissent pas, ou pas totalement: un chat est souple, léger, grimpe n'importe où. Tina est un chat. Donc elle grimpe n'importe où. Ouais. Mais j'ai préféré me laisser le bénéfice du doute sur ce coup-là...
 
Me voilà rassurée: je peux désormais me convertir en vieille fille adoratrice de son chat quand bon me semble, à défaut de trouver un autre être poilu.

Hahaha

*va chercher de quoi faire une liste des bonnes résolutions à accomplir pour la nouvelle année*


[Photo partielle de ma pièce principale. Qui est étonnemment grande. Il y a également une mini riquiqui cuisine, une grande salle de bain, et une entrée avec penderie. Juste pour vous assurer que je ne vis pas dans un taudis. Non mais.]
 

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Miaou

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Quoi de plus énervant qu'un chat à la maison?
Je réitère la question de manière plus subtile: quoi de plus énervant qu'une Tina à a maison?
Un machin animal de ce type devrait en principe errer nonchalament, tel le nouveau prédateur suprême de notre appartement, les yeux vifs et le poil alerte. Eh bien je peux toujours me brosser, hein. J'ai à mes côtés une mutation exceptionnelle entre un lamantin et un petit cochon. Jugez plutôt:

  • Un félin, ça saute, ça joue, ça griffe; même qu'il est conseillé de se plonger dans du désinfectant si la bête plante ses crocs dans un de vos doigts. Avec une Tina, ça saute déjà beaucoup moins. La période de jeu dépassant rarement les 5 minutes, KiKa se retrouve souvent à jouer toute seule comme une dératée avec la ficelle à pompons pendant que le sensé félin est négligemment avachi sur le lit de 2m sur 1,80m, étalant ses poils partout, affublé d'un air blasé. Pour le chapitre des griffures et autres morsures de guerre, merci de repasser quand je monterai mon lit mezzanine.
  • Un félin, c'est aussi la majestuosité incarnée, la force tranquille qui en impose, même aux plus farouches rhinocéros (ou hippopotames. Mais avouez que ça le fait moins). Fort de sa souplesse inégalée, celui-ci se faufile partout en se laissant porter par des gestes fluides et légers. Avec Tina, ce serait plutôt un remake de l'attaque des Uru-Khaï contre la confrérie de l'Anneau: du bruit, et encore du bruit. Entre le très sonore "boum" du haut du lit et les petits "tic-tic-tic" sur le parquet, il y a également le très charmant "tagada tagada voilà les Dalton" lors de la ruée vers le balcon, ou encore le "ihaaa touboudoum" des crises de folie pré-litière (oui, un chat c'est très glamour).
  • Un félin ne baragouine pas, il rugit. Tina miaule, ce qui, aux premiers abords est rassurant, vu que c'est un chat et non pas un léopard. Là où ça se corse, c'est lorsque la bête se met en tête de varier ses vocalises histoire de se faire entendre. Tina a faim et le fait savoir par une plainte à faire pleurer une pierre. Tina veut qu'on lui ouvre la porte et use du registre pathétique, soit un miaulement lascif et rauque qui tombe dans le silence. Tina exige qu'on s'occupe d'elle et le fait savoir par un "maouuuh" à la limite de l'agonie, réitéré autant de fois qu'il sera nécessaire pour faire comprendre que notre main, elle la veut gratouillant sur son ventre. Et parfois, Tina n'a plus de voix. Alors on en profite du mieux qu'on le peut.
  • Un félin chasse pour manger et se veut exclusivement carnivore. Tina est une pourrie-gâtée qui ose encore baisser les oreilles de déception face à des croquettes light. Oui, parce que Tina est grosse (et moche par la même occasion). Et comme un gosse, il faut que son métabolisme s'habitue à ce changement. Chienne de vie hein...
  • Un félin, c'est sauvage et solitaire. Tina, ce serait plutôt du genre pot de colle vendu en gros, voire même à tendance psychopathe. Un lit pour trois personne n'est évidemment pas assez grand, alors il faut se coller le plus possible à KiKa qui se demande pourquoi elle n'a pas opté pour un transat, finalement, vu que 50% de l'espace est laissé pour compte. Il n'est d'ailleurs pas possible d'envisager le bureau comme un lieu de travail. A moins que les frises en pattes de chat sur une copie d'histoire moderne soit au programme, ce dont je doute fort.
  • Un félin, ça ronronne pour montrer sa satisfaction. Tina ronronne aussi. Et bave, par la même occasion. Je crois que je ne vais même pas tenter d'expliquer la chose, c'est peine perdue. Et si quelqu'un connaît un remède contre le ronflement, merci de prévenir.




En gros, être Tina se résume à une vie harrassante où le seul effort est de gratter héroïquement les grains de sa litière.
Dur.


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Les Jeux Sont Faits, Rien Ne Va Plus



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Je sais plus si j'ai mal ou si c'est l'habitude D'être toujours celle qui chiale et qui s'prend tous les murs Je sais plus si j'ai froid ou si c'est l'vide qui me glace Les os et puis les doigts quand ça devient trop dégueulasse J'sais plus si j'rêve encore, si mes rêves même sont morts J'sais plus si je t'attends, si je fais juste semblant J'sais plus si j'veux mourir ou si j'veux voir toutes ces conneries Que j'me raconte pour dormir et sortir de mon lit J'sais plus si je cicatrise ou si je pisse encore le sang Si j'suis moi, si j'me déguise Si j'voudrais encore un enfant J'sais plus si j'rêve encore, si mes songes même sont morts J'sais plus si je t'attends, si je fais juste semblant J'sais plus si je suis foutue ou si je vis effrontément Suis-je malheureuse je sais même plus si je recule ou si j'vais de l'avant J'sais plus si c'est ta voix qui m'donne la nausée au réveil Ou si c'est l'gris au dessus des toits et si c'est l'gris c'est pas pareil J'sais plus si j'rêve encore, si mes songes même sont morts J'sais plus si je t'attends, si je fais juste semblant Je sais plus si j'ai peur ou si je ne crois plus en rien Si mes larmes coulent sur ton coeur, si mes rires brûlent dans tes mains Je sais plus si c'est normal d'avoir le coeur trop haut Qui se soulève dans mes entrailles et bousille mon cerveau J'sais plus si j'rêve encore, si mes songes même sont morts J'sais plus si je t'attends, si je fais juste semblant J'sais plus si j'suis trop moche ou si c'est ce foutu miroir Qui m'brise en morceaux et m'écorche l'estime et le regard J'sais plus si sur ta langue il te reste un peu d'mon amertume Si je coule ou si je tangue entre la mer et l'écume J'sais plus si j'rêve encore, si mes songes même sont morts J'sais plus si je t'attends, si je fais juste semblant...
Rose




J'y arrive pas

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