Au Secours, Tout Va Très Bien
..... Bon, j'avoue, niveau taïteul, je suis pas méga inspirée. D'un côté, l'inspiration, ça va quand même faire genre trois semaines que je n'en ai plus, rapport avec le processus d'abnégation que j'ai entamé avec délectation.
Avec un fond de Beethov (oué j'ai envie de me la jouer puritaine dans son salon), du soleil qui t'agresse la peau et une chaleur qui te fait te demander pourquoi t'es pas née sur le bord de la mer, j'avoue, j'ai pas trop de quoi me plaindre. Les abrutis reviennent en force également, et ce, pour ma plus grande joie. A consommer avec modération quand même. Je me méfie maintenant hein.
Après deux années à se bouffer les neurones de désespoir, il est vrai que l'inactivité de longue durée peut provoquer des bouffées d'angoisse. Je sais pas, mais depuis quelques jours, des sursauts de stress envahissent l'atmosphère, comme si je devais faire quelquechose d'important qui changerait à tout jamais ma vie. Mais en fait non. Jouissance doublement hypertrophiée lorsqu'on se rend compte qu'on peut tout à fait rester indécemment amorphe sans avoir à craindre une quelconque ire venue d'une transcendance supérieure. Oué, j'ai aussi envie de me la jouer lourdingue niveau vocabulaire, je sais.
De plus (nan mais matez-moi cette rhétorique de génie), depuis que je ne suis plus sous pression, il ne m'arrive plus rien. Non pas que je souhaite me prendre un bus ou me faire enlever par un éleveur de chèvres taliban, mais il est vrai que ne pas avoir de poisse peut s'avérer perturbant. Donc je n'ai plus de bleus. Ni d'égratignure. Ah si: je suis maudite par le glacier. Ouaip. J'ai enchaîné en l'espace de trois heures une vitrine prise dans le coude, un panneau tombé sur mon crâne (forcément), un seau d'eau qui a plus lavé ma jupe que le frigo. Et summum du jour: une vitre coulissante que je me suis méchamment mangée en plein dans le pif. Ce qui m'a valu un air ahuri face à ce mystère de la fenêtre trop bien lavée pour qu'on remarque qu'elle n'est pas ouverte. Haha. Donc, on va dire que l'armistice poissarde est à prendre de façon très subjective hein. Et je vous épargne toutes ces mauvaises pensées face à tous ces gros mous du bulbe incapable de choisir une glace...
Enfin, la fin du mois arrivant en ligne droite, je suis dans la mesure de vous annoncez que mon banquier va me renier à vie. Non, mais imaginez quand même mon désoeuvrement les amis: je n'ai que treize paires de chaussures. Et guère plus de cinq sacs... Il faut tout d'abord remédier à ça parce que c'est impair (haha), et puis aussi parce que ça me fait de la peine de me voir en ville flânant les mains vides. Comment ça, c'est pas un argument choc? Bon, oké. Je formule autrement: début juin c'est mon n'anniversaire, alors je considère cette entrée dans une nouvelle année (pleine de sagesse, ça va de soi) comme un élément me permettant de faire ce que je veux. Oui, c'est totalement arbitraire, inconsistant, et dénué de sens concret en ce qui concerne la raison de ce futur tsunami financier. Mais je suis une fille. Et une fille est génétiquement incapable de vous dire pourquoi elle a craqué sur ce fabuleux foulard indigo en plumes de pan. On est bien d'accord là-dessus. Donc, je ne vois même pas pourquoi je continuerai cette tentative de légitimation. Non mais.
Mine de rien, c'est pas mal de raconter du vent, ça prend de la place et donne l'impression que le nouveau Proust, c'est moi.
Atchikatchika... ouaouaouah!
Par KiKa, Vendredi 25 Mai 2007 à 14:19 GMT+2 dans Les Mots de KiKa (article, RSS)





