Tout Le Monde dit Aglagla...
Bah ouais. Je suis déconfite: le thermomètre est passé sous la barre des 15°C (et encore, je suis optimiste hein), ce qui signifie danse du bonnet et de tout ce qui nous empêche de ressembler à un ersatz de Cameron Diaz sur un surf. Ballot, hein. Alors c'est la goutte au nez, les yeux pruneau-isés et les doigts en mode nuggets congelés que la cathodique route vers le boulot s'est transformée en parcours G.I Joe pour le plus grand malheur de moi. Parce que, c'est fou comme la mémoire est sélective didon: j'avais oublié qu'envisager de mettre UN PEU de crayon noir sous les yeux par un temps pareil me menait inéluctablement à ressembler à la Noireaude après un match de catch clandestin. Et que bien évidemment, le froid, bah il aime s'insinuer là où il n'est PAS sensé s'insinuer, soit: dans le cou, dans les manches, et bien sûr SOUS la jupe (sinon, ça ne serait pas drôle, avouez).
Non pas que je milite pour la pouffe attitude en hiver, mais même les jupes décemment longues, tartinées d'un long manteau devant, par défintion, nous tenir chaud, n'arrivent pas à occulter ce terrible problème. Unique solution? Porter des collants. C'est évidemment avec une tête d'enterrement à la limite du dégoût que je répondrai: non, merci. Je préfère encore me faire amputer des jambes plutôt que de porter ces machins immondes, traumatisme de nos mères lors de notre période petite fille modèle. Non, mais franchement, faites un effort de reminiscence siouplaît: ça vous revient, l'époque où, aussi gracieuses qu'un bébé diplodocus, nous caracolions à tout va, vêtues d'une jupette ou d'une robe, et, lorsque nous nous rendions aux toilettes (parce que même une fille, ça va aux toilettes), le processus du calamité-collant démarrait, traduit par un rhabillement des plus étranges nous faisant ressembler à Jacquouille la Fripouille en tenue de joyeux troubadour mal dégrossi. Parce que, ceci est un fait: quoi qu'on fasse, peu importe l'âge, le collant nous fera toujours ressembler à une descendante de la famille Bidochon. Alors je dis non au boudin de vêtement sous cette chose immonde, non également à la glamour-attitude discréditée par un stylisme hors de propos. Je préfère encore souffrir jusqu'en mars avec un bout de peau de fesses laissé pour compte par mes bas, certes ingrats, mais diablement plus agréables et sympathiques que ces deux tubes que j'excommunierais bien volontiers. Non mais.
Mais cette vague de froid est aussi le moment opportun pour se changer en oursonne mal léchée. A savoir: emmitouflée d'un pyjama trop grand, réhaussé d'un sweat-shirt informe, le tout saupoudré de chaussettes de ski, je pense pouvoir affirmer que la nouvelle madama Sarfati, c'est moi. Grand bien m'en fasse. Ou pas. Parce que, se réveiller au beau milieu de la nuit, à la limite de l'étouffement, se tortiller comme une crevette afin de s'extraire de notre enclave un tantinet trop super stratégiquement adaptée contre le froid, c'est à la limite du supportable. Surtout si deux minutes après, on grelotte à nouveau. Quand je dis que tout ça, c'est mal foutu, j'ai pas vraiment tort. Evidemment, n'allons pas imaginer que, en charmante compagnie, notre panoplie de mégère aurait un effet positif. Non. Quand on est à deux, on préfère se les geler et faire partager à l'autre les conséquences d'une vague de froid sur nos orteils: d'ailleurs, c'est un fait, on ne peut pas s'en empêcher. L'hiver, nos petons sont irrémédiablement attirés par ces jambes velues, là, à côté de nous, et qui n'avaient pourtant rien demandé. Surtout pas ça. Et qui se targuera ensuite d'avoir une copine qui ne ressemble pas à un boubou en laine d'alpaga au réveil?... On est bien d'accord: notre vie de fille est arbitraire. Agroumph.
Enfin, le froid rappelle un bon nombre de rituels fort sympathiques: soirées à ne rien faire, bons petits plats caloriques à souhait mais-c'est-pas-grave-le-froid-brûle-tout-enfin-j'espère, ensaucissonnage parfait dans la couette, déambulation avec une tasse de thé greffée à notre main... et surtout, des weekends entiers à se dire que ce n'est pas notre faute si dehors il gèle, et que, malheureusement, notre aptitude hivernale (je sais, nous ne sommes PAS encore en hiver. Mais mettez votre nez dehors pour voir? C'est ça: tout est subjectif) nous oblige à nous contenter d'un bon film au fond du fauteuil. Comment ça, je le fais même en été?
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Ah bon... Autant pour moi alors.
PS: au fait les gens, c'est le 11 novembre. Non, je ne veux pas que vous vous flagelliez à coup de cravate, ni que vous chantiez des strophes de l'Apocalypse tome V (gné?). C'est juste pour dire que le 11 novembre 1918, la libération de la France, c'était un truc supra classique: tout les gens du front n'en ont pas cru leurs oreilles lorsque tout s'est tu dans les environs de 11H du matin. Le retour des soldats a été un peu du foutage de gueule: des fringues moches ou une indemnité de démobilisation, des détours pas possible pour retrouver leur lieu de circonscription, une obligation d'avoir le petit bout de papier de 1914 qui établissait le lieu d'affectation et le nom du régiment... bref, que des choses sympathiques. Et tout ça jusqu'au Traité de Versailles en juin 1919. C'est quand même un peu l'angoisse hein. Il ne faut pas non plus oublier les milliers d'animaux démobilisés: après quatre années de guerre, force est de constater qu'ils étaient tout aussi perdus que leurs potes à deux jambes, et il fallait les ramener à la vie civile eux aussi. Comme quoi... Quant aux stocks d'armement, bah ils ont continué à affluer, genre personne n'a été capable de donner un ordre clair au sujet des conséquences d'une fin de guerre (= plus besoin d'armes). Mais no soucy, comme dirait l'autre, rien n'a été perdu: la seconde guerre mondiale a bien géré le problème
Enfin voilà, vous l'aurez compris: j'étudie l'histoire (regard vif, poil brillant... certes), et comme cette date est appropriée pour montrer que, OUI, j'arrive à imprimer ce qu'on me raconte, eh bien je ne m'en prive pas.
Et puis vous vous coucherez moins cons, tiens.
Par KiKa, Samedi 11 Novembre 2006 à 16:32 GMT+2 dans Les Mots de KiKa (article, RSS)

!! Bientot le concert de Joseph où on pourra enfin se voir hihi !! et puis on dira pas aglagla la-bas !! il fera meme trop chaud ! d'ailleurs j'ai vu sur le billet que c'est pas dans la salle mais c'est au club, plus intime quoi !! ca risque d'etre sacrement chouet !!



