Allez Hop, Craquage de Slip
Aaah... et si je n'étais pas moi, je m'en tiendrais à ce "Aaah". Mais comme je n'ai QUE ça à faire, trouver des hippopotames qui se la pète et des chiens qui font un revival chorégraphique de la fièvre du samedi soir, il faut bien trouver une explication valable pouvant sauvegarder l'image subliminale que vous avez de moi (oui, subliminale, soyons fous et osons le dire): c'est parce que c'est les vacances.
Et qui dit vacances, dit bien entendu relâchage complet de toute faculté intellectuelle: moi y'en a être un boudin, moi y'en a pas comprendre histoire de France. Ouaip. Craquage quoi.
Craquage bien géré, je vous le concède. Oui, non, parce que sinon, c'est beaucoup moins drôle. Aujourd'hui par exemple, je devais m'attaquer à la crise de 1630, moment où tout le monde s'en prend plein la tronche: peste qui tue des gens, récoltes et périodes de soudures qui font leurs malines, un cardinal-ministre qui se la pète grave... bref, rien que du bonheur. Eh bien que nenni les amis, j'ai dit "Non". Bah ouais. Et donc, j'ai poussé (assez violemment, j'avoue) tous ces bouquins de caca hors de mon champ visuel, puis j'ai déconnecté les synapses du travail laborieux afin de laisser ma vraie nature reprendre le dessus: oui, je suis une mollasse paresseuse, mais je l'avais oublié, voyez-vous.
Depuis mercredi, j'erre, perdue, me demandant comment je vais bien pouvoir passer ma journée à ne rien faire. Dur, dur. Je virevolte, telle un lutin malin, entre inactivité et activité inactivisante, et mon esprit cuicuite de bonheur et de légèreté. En plus, il fait décemment beau, ce qui multiplie les chances de rester passive, le regard complètement hagard, le cerveau en mode blocus temporaire. Alors on cherche des activités prenantes: torturer son chat à coup de ficelle à pompons, faire des crêpes à tire l'arigot, faire un concours de celui qui tiendra le plus longtemps éveillé (j'ai gagné: KiKa 1/ Ordi 0), fomenter un plan de shopping compulsif, envisager une liste de nouël (on sait jamais hein), réfléchir sur le lien chien/petit copain ainsi que sur l'échéance fatidique de décembre (objectivement: c'est pas gagné), et que sais-je encore...
Bref. Un petit craquage, en somme, qui rappelle qu'on ne se sent jamais aussi bien que dans notre élan vital primaire. Soit pour ma part le grand n'importe nawouak cérébral et un fort penchant pour la vie des marmottes.
Evidemment, la tête empaquetée de couronnes de fleurs, c'est avec un sourire non moins déconfit que la réalité reprend ses droits. Fichtre, la saligaude. Parce que Louis XIII, ses potes et Richelieu, bah ils m'attendent au tournant. Comme plein d'autres choses tout aussi folichonnes vous attendent aussi, tiens. Eh bah ouais, c'est ballot, mais il paraît que c'est la vie. Alors comptez. Oui, comptez les jours, les heures, les minutes, les secondes qui nous séparent du 6 novembre, mouaha! (regard fou, bave au coin des lèvres. ça y est, je craque, avec un grand Crack)
On n'est pas sortis de l'auberge...
Par KiKa, Vendredi 27 Octobre 2006 à 21:59 GMT+2 dans Les Mots de KiKa (article, RSS)




