Enthousiasme Temporairement en Maintenance
Le comble de la vie, c'est qu'elle peut-être tout aussi bien magnifiquement géniale que profondément pourrie. Et là, j'avoue, j'hésite entre marabouter tous les gens qui m'exaspèrent et me marabouter moi.
Alors évidemment, premier weekend d'automne oblige, on fait un peu le ménage là où on peut. Ce qui signifie qu'après ça, tout doit être bien en ordre, rangé, étiqueté, clair, et tout et tout... ouais. Un regard circonspect du haut de ma chaise sur ce qu'on pourrait appeler bataille de Verdun number twou m'apprend officiellement que ma vocation de conchita est ratée, et que finalement tant mieux, parce que à quoi ça sert de ranger ce que je vais utiliser dans les jours prochains? On est bien d'accord. Mais, puisque ma vie est faite de "mais" qui la rendent si trépidante (you-pi), le problème n'est pas en surface. Oui, parce que vous avouerez que disserter sur l'essence du rangement de mes pulls ne fera pas avancer mes propos, et rendra ma vie vraiment inintéressante, ce qui n'est pas le cas, vu que je suis intéressante et que tout le monde se pâme devant ma biographie. Certes.
Non. Le ménage se fait là, ici, voyez? Dans ces petits trucs qu'on appelle neurones et qui forment plus ou moins un cerveau entier. Et puis là aussi, dans ce machin qui nous sert à vivre. Le coeur, c'est ça. Yep. Eh bien j'ai l'honneur d'annoncer à la populace que le mois qui s'annonce honorera la Mélancolie, la Blasitude, la Nonchalence, j'en passe et des meilleures.
Etant une jeune femme, je me dois de respecter certains rites, comme me bâfrer pour combler une affection, regarder des films mièvres qui font pleurer-mais-on-sait-pas-pourquoi-sont-cons-aussi-ces-réalisateurs, parler encore et toujours du poids bouclé aux yeux bleus qui a fini par hanter mes pensées. Fichtre, cela est dérangeant.
Alors pour passer le temps, bah je vais en cours, je suis mollement la vie des poilus lors de la guerre moderne, je traduis des textes qui renforcent l'idée que je suis nulle, j'essaie de comprendre pourquoi 8 guerres de religion et pas une seule et unique qui aurait arrangé tout le monde et surtout moi, je fricote avec Alain qui me fout dans la merde, lui et ses réflexions qu'il aurait mieux fait de garder et d'emporter dans sa tombe... bref, que du bonheur, de la joie. Tableau pastoral et coloré avec un fond de guinguette, de rosé et de pain frais.
Mais on a beau faire nos malines, le pourquoi de nos angoisses reste toujours accroché là, même après des heures d'abnégation. Parce qu'au fond, on sait pertinemment que rien ni personne ne pourra nous faire aller mieux. Sauf LA chose en question. Soigner le mal par le mal, ça s'appelle.
Dans mon monde idéal, tout serait simple: j'aurais des calîns de celui-qui-me-maraboute-l'artichaut, je ne connaitrais plus le mot "kilos", les gens tomberaient en pâmoison devant mon intelligence à la limite de l'indécence, tout le monde sourirait et je serais géniale. Ouais. Et puis lorsque je me réveille, je mange de la soupe à la grimace qui me rappelle que les rêves, ce sont des rêves, et que là je dois me lever sans aucun calîns pour aller bosser. Perspective intéressante qui me fait frémir d'enthousiasme chaque matin.
Alors c'est décidé, au lieu de marmonner que rien n'est juste et que tout va de travers, je vais le dire haut et fort: j'en ai marre.
Il me faut une thérapie artichauniesque, si possible positive et agréable.
Il me faut une boîte à rires que je pourrais emporter partout. Parce qu'on ne rit jamais assez.
Il me faut une lampe à soleil: sous le soleil, tout paraît tellement plus beau.
Il me faut des calîns, des frissons, de l'impatience à profusion: sinon, à quoi ça sert d'être ici?
Au Secours.
Besoin de trop de choses.
Besoin d'un message cardiaque.
Par KiKa, Dimanche 1 Octobre 2006 à 14:51 GMT+2 dans Les Mots de KiKa (article, RSS)

Mmmmm .... sinon tu sais koi...JE T AIME ... oui bon,ptet pas LA déclaration que tu attends mas bon... 



