Dimanche 31 Decembre 2006
Chez KiKa's!
Par KiKa, Dimanche 31 Decembre 2006 à 13:41 GMT+2 dans Le Monde de KiKa
Dernier article de l'année, même si c'est un détail dont tout le monde se fout. Certes. Le seul point à noter, c'est que c'est aussi le premier écrit dans ma nouvelle maison. Ouééé *lance des fleurs partout*.
Après un déménagement éclair (merci Bambou), force est de constater que la première soirée au milieu des cartons n'est pas à classer dans le top 50 des moments mémorables: dans le genre coup de cafard, j'aurais pu être une lauréate géniale. C'est sûr, il va falloir s'y habituer, à ces soirées en solo sans plus personne avec qui parler. Surtout que ma maman excellait dans cet exercice. Mais le lot de consolation est dans le fait qu'elle ne s'est pas exilée à Tombouctou, ce qui agrandit les chances de la voir souvent, dans la limite du raisonnable. En plus, c'est mon fournisseur officiel de soupe jusqu'à ce que j'ai moi aussi une cocotte minute. Ouaip.
Un point qui me contrarie cependant: je n'ai pas réussi à me débarasser de mon bordel ambiant. Au lieu de le trier, je l'ai ramené ici. Alors maintenant, dites-moi où je vais mettre mes bibelots clowns et ma souris en peluche qui fait pouic quand on presse son oreille? De plus, je ne vais même plus pouvoir rester chez moi en prétextant qu'acheter des timbres, c'est beaucoup trop loin, puisque je suis en plein centre ville, ce qui signifie que je ne pourrais plus gruger personne. Muf, chienne de vie hein.
Niveau cuisine, je vais devoir coopérer à 100% avec moi-même. Ce qui signifie avant tout que je vais ENFIN pouvoir essuyer la vaisselle quand JE veux. Chacun ses satisfactions personnelles.
La grande nouveauté du moment, c'est également mon lit: voyez-vous, ça fait environ trois ans que je chouine afin qu'on m'offre un lit en hauteur. Pourquoi? J'en sais rien. Mais dans la situation présente, il était devenu évident que dans un petit appart', s'amuser à placer un lit deux places ET un bureau d'angle assez massif, pour ne pas dire grand et chiant à placer, aurait été pure folie. Parce qu'au fond c'est vrai: qui serait d'accord de se déplacer à cloche-pied chez lui, zigzaguant entre les meubles sur un périmètre libre d'à peine un mètre carré? Alors c'est avec un grand plaisir que j'ai monté (pas toute seule, je suis pas encore très pro du tournevis *regarde ses doigts meurtris*) ma mezzanine flambant neuve. Trop la classe.
J'ai également inauguré le plafond: dans ma volonté de me hisser sur mon nouveau lit et crier à qui voulait l'entendre que j'étais contente, j'ai réussi à ma faire une bosse sur le crâne. Chouette. Maintenant, reste à prier pour que je ne me réveille pas trop souvent en sursaut, parce qu'entre nous, je ne connais pas vraiment la durée de vie d'un crâne.
Et puis pour parfaire le tout, je me suis trémoussée à m'en donner la nausée afin de checker la solidité de la mezzanine. Parce que, c'est une belle chose que de seriner aux gens que le pin massif c'est solide, mais bon, on est jamais trop prudent. Surtout qu'un lit soutenu par quatre poutre, personnellement, niveau stabilité, on a vu mieux. Mais apparemment, je ne suis pas encore morte, et je me suis démonté l'épaule en tentant de faire un pogo contre le lit, histoire de voir si effectivement, le pin c'est du bois invincible. Verdict: oui. Et aïe.
Bilan: je peux avoir un copain obèse, ou faire une orgie. Le lit tient le coup. Bonne nouvelle.
Moment d'anthologie de cette matinée: l'arrivée de mon monstre. Déjà depuis le couloir, on entendait ses miaulements d'agonie, comme si on l'emmenait sans procès à l'abattoir. Tina semble beaucoup plus maigre quand elle flippe: toute tendue, toute légère, elle a glissé entre les meubles comme une anguille furtive. Pour se retrouver comme un rond de frite devant l'échelle de la mezzanine. Oui, parce qu'avant cette rencontre, elle n'avait jamais eu à monter des marches, une pente, une table, un arbre, ou que sais-je encore. Non. Avant, tout était à portée de pattes. Alors pourquoi s'embêter à travailler son poids et sa souplesse, je vous le demande. A présent, c'est une autre paire de manche. Vu sa faible capacité motrice à grimper quoi que ce soit, j'ai envisagé d'un air plus que dubitatif l'association Tina+échelle. Prête à la monter avec un treuil, quelle n'a pas été ma surprise lorsque, bravement, mon gros tas à moi à gravi barreau après barreau cette chose verticale afin de retrouver sa moelleuse couette. D'un côté, c'était ça ou rester sur le canapé. Les oreilles baissées, l'air apeuré, toutes griffes dehors, Tina ressemblait à un lion. Mais en moins téméraire. Et puis, on a encore jamais vu un lion monter sur une échelle hein. Cet évènement prouve donc que les capacités innées des animaux ne disparaissent pas, ou pas totalement: un chat est souple, léger, grimpe n'importe où. Tina est un chat. Donc elle grimpe n'importe où. Ouais. Mais j'ai préféré me laisser le bénéfice du doute sur ce coup-là...
Me voilà rassurée: je peux désormais me convertir en vieille fille adoratrice de son chat quand bon me semble, à défaut de trouver un autre être poilu.
Hahaha
*va chercher de quoi faire une liste des bonnes résolutions à accomplir pour la nouvelle année*




Ouééé les gens! Ca y est, on est le 1er décembre! Après cette révélation du tonnerre et vos sourcils levés par la perplexitude (maintenant vous savez: je sais bel et bien compter. Trop fun), j'ai l'honneur d'annoncer que cette semaine fut bien pourrie.



